Le concert du 11 juin se fera donc aux
côtés de Tante Adèle et la Famille, et dernièrement Marcel et son
Orchestre a partagé la scène avec les Fatals Picards, se pose donc
la question de l'existence de ce que l'on pourrait appeler une Scène
du Nord. Franck relativise : « c'est la Bretagne qui nous
a révélé, nos premiers articles de presse étaient dans Ouest
France ». Cela dit, il observe selon lui une émulation à
prendre en compte : « on est une région jeune, avec des
gens courageux, il y a la proximité avec la Belgique. Notre esprit
serait multiple ». Le Nord, un sujet qui ne serait pas plat
comme le pays, et dont les Marcel on su puiser leur force : « on
incarne quelque chose que si on est soi-même. Il y a ici une
véritable tendresse que je peux observer, même sous un effet de
miroir déformant », il précise qu'il n'est pas le plus
objectif pour en parler. Cela dit, quand on évoque l'opération du
11 juin, on retient ses paroles: « il y a ici l'expression
d'une volonté. On y trouve des personnes qui mettent du temps et de
l'enthousiasme, et pas dans une idée de culture industrielle ».
Parmi ces personnes il cite Yves Fagot du Club Léo Lagrange
d'Hergnies, et Jérôme Copin, directeur du théâtre d'Anzin. « A eux
deux ils représentent ce désir d'accessibilité à la culture, ils
sont riches de cette philosophie ».