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Sur la route des Turbulentes : Calixte de Nigremont incarne la fidélité au festival
Il est un des visages des Turbulentes, voire la personnalité qui incarne le mieux l'événement vieux-condéen dédié aux arts de la rue. Haut en couleurs, reconnaissable à son teint blanchâtre, et qui sait haranguer les foules comme parler à l'individu. Vous l'aurez reconnu, il s'agit de Calixte de Nigremont. Le maître de cérémonie sera naturellement présent ces 5, 6, et 7 mai pour la 25ème édition du festival. Tout comme vous il ne manquerait en rien ce rendez-vous, il serait comme le symbole de la fidélité accordée aux « Turbus ». D'ailleurs Calixte a un message pour vous public du Nord, à lire dans notre portrait.

Virginie Foucault, directrice du Boulon, dit de Calixte de Nigremont qu'il est une « figure totémique ». Une définition qui plaît au concerné, « c'est bien mieux que le terme de mascotte que j'entends quelques fois », commente-t-il avec son ton et sa verve reconnaissables entre mille. Entre le maître de cérémonie et les arts de la rue c'est une belle et déjà longue histoire, dont on pourrait retracer l'origine en 1997 avec sa première participation au festival Chalon dans la rue.
C'est d'ailleurs à l'occasion d'une visite à l'événement de Saône-et-Loire que les représentants du Boulon ont repéré celui qui deviendra leur compagnon de route des Turbulentes. « Je n'étais pas là à la première édition à Vieux-Condé, de mémoire je suis arrivé en 2001 ». On aurait tendance à croire que le festival de Vieux-Condé soit né autour de Calixte, et qu'il est lui-même habitant de la ville frontalière tant il nomme avec aisance les places et les rues de la cité.
« Les Turbulentes c'est une chaleur particulière, un espace de convivialité, et un plaisir qui évolue d'année en année »
Celui qui réside dans son Anjou confirme ce qui est dit dans tout l'hexagone : « le public du Nord est le meilleur de France. Dans certains festivals les gens n'osent pas m'approcher, à Vieux-Condé il y a une proximité avec moi que je ne retrouve pas ailleurs ».
Quand il repense à ce quart de siècle écoulé, Calixte voit une évolution dans la « professionnalisation du public », il développe : « les arts de la rue demandent un rapport plus immédiat que les autres prestations, les gens ne sont pas forcément venus pour vous voir. Il y a une pression plus importante pour capter et garder l'attention, et j'ai observé qu'un rapport de connivence s'est installé au fil des années ». Ainsi lorsqu'on demande quelle serait la couleur des Turbus, il répond sans détour : « c'est une chaleur particulière, un espace de convivialité, et un plaisir qui évolue d'année en année ».


Pour certains Calixte de Nigremont serait devenu une figure proche, inspirante, et familière. Rémy Monnier, fondateur de l'Académie de Théâtre Amateur de Fresnes sur Escaut nous dit l'importance qu'il a eu pour lui : « mes premiers souvenirs des Turbulentes remontent à l'enfance. Dès les premières fois où je l'ai vu je n'avais de yeux que pour lui, à tel point que lorsqu'on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais que je voulais être Calixte », confie celui qui est devenu désormais comédien professionnel.
C'est évidemment avec une certaine fierté que l'intéressé répond à cette anecdote : « On ne sait jamais quel sera notre impact et l'effet qu'on a sur le public. Je dis souvent que je fais office de toise pour des enfants qui viennent se prendre en photo avec moi et grandissent avec les années, et c'est à Rémy en particulier que je fais allusion ».
Les souvenirs de Calixte à propos des Turbulentes sont aussi variés qu'un bulletin météorologique : « sous une pluie battante à rester devant un spectacle avec le public, avec des bourrasques de vent où je cours après les parasols sur la place de la république, ou avec un chapeau pour me protéger du soleil ».
C'est avec facétie que Virginie Foucault pioche dans ses anecdotes : « lui qui a horreur de la hauteur, on l'a fait porter à bout de bras en haut d'une pyramide humaine avec la compagnie XY ». Outre ces sens en ébullition, c'est tout un ensemble « d'émotions artistiques, de premières de spectacles qui auront une belle destinée, de rapport aux bénévoles, et d'after avec les organisateurs et partenaires » qui se bousculent dans la mémoire de Calixte de Nigremont.

Mais pourquoi cet attachement aux Turbulentes ? « C'est le grand rendez-vous de début de saison, le festival est le premier et ouvre la série, et surtout on retrouve les copains ». C'est une invitation que vient de vous délivrer Calixte de Nigremont, que vous pourrez retrouver lors des trois jours de l'événement les 5, 6, et 7 mai et dès l'ouverture dans la cour du Boulon qu'il animera le vendredi à 19h01 tapante.
X.V.
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