Hainaut Belles Bretelles 2025 : souvenirs et airs d'accordéon qui perdurent

13/06/2025

Vous avez été des milliers à assister au Hainaut Belles Bretelles les 7, 8, et 9 juin à Hergnies, et tout autant à nous suivre sur les réseaux sociaux pour nos temps forts du festival. Du déluge de bonnes ondes, à la musique qui fut radieuse, le HBB a prouvé une fois de plus qu'il avait un climat propre à lui. Cet événement vous l'avez vécu, et il temps d'en tirer un bilan. Retour au pays des Osons pour nous replonger dans un monde d'accordéon.

Notre consœur de la Voix du Nord a relayé le nombre de 12 000 entrées sur trois jours du Hainaut Belles Bretelles, de notre côté on a tablé sur 9000, la vérité se situe donc dans cette fourchette. Néanmoins ces statistiques ne sauraient être interprétées comme une baisse de fréquentation, les visiteurs aiment l'ambiance de la place enherbée de Hergnies, et savent s'y rassembler. 

La réalité est surtout due à une météo capricieuse du samedi qui a changé la donne, mais qui a surtout montré la détermination des organisateurs et la fidélité des spectateurs. « Fluctuat nec mergitur », le HBB n'a pas sombré et a même montré qu'il savait naviguer en eaux troubles. Car dès les trombes qui se sont abattues lors du concert de Swing Folies vers 17h, certains ne se seraient pas mouillés à faire perdurer la fête, c'est sans compter sur le flot d'ingéniosité des bénévoles et techniciens du festival. 

La scène guinguette couverte est ainsi devenue la solution de repli pour le reste de la programmation, « mais il n'y a pas de lumière », remarque l'une, « on va installer des néons », répond l'autre résilient. En a résulté une ambiance de promiscuité, entre artistes et danseurs bras dessus dessous, le HBB est fort de toutes ces petites gouttes qui forment le torrent de ceux qui le vivent.

Du temps officiel du samedi jusque la clôture de la journée, un nom a résonné, celui de Pierre-René Galet alias Pierrot, le président du Club Léo Lagrange qui nous a quitté subitement en décembre dernier. « Il incarnait le bénévolat », comme l'a si bien dit la conseillère départementale Béatrice Descamps

Cette journée reflétait également la richesse d'une programmation dédiée à « déringardiser » l'accordéon, avec des formations qui se sont succédé dans un effet crescendo de la fête. Alors que sur nos réseaux, quelqu'un posait la question de savoir qui était la tête d'affiche, impossible d'y répondre tant tous les artistes avaient leur univers, leur cachet, et furent adoptés par la foule. 

En coulisse un bruit courait, une artiste aurait déclaré ceci : « je connais le Hellfest de l'intérieur, mon compagnon y travaille. Je peux donc vous dire que niveau organisation vous n'avez rien à envier aux gros festivals », de quoi donner du baume au cœur au Club Léo Lagrange, à ses bénévoles et partenaires.

Juste avant le dernier concert du samedi, nous sommes monté pour la dernière fois sur la grande scène, pour ensuite descendre pour la première fois de la scène Pierrot. En effet, c'est à ce moment que le festival a rendu hommage à Pierre-René aux côtés de sa famille. Un moment intense fait de poésie, d'une marionnette à l'effigie du disparu par la compagnie des Géants du Nord, et un public rassemblé dans une liesse qui a dû ravir « le président de la main tendue » qui veillait sur la fête de là-haut.  

Un dimanche où le HBB a donc retrouvé son rythme de croisière, et le lundi fut sur la même lancée. Dès l'ouverture des portes à 11h, et pendant presque trois heures nous avons surveillé attentivement l'affluence, un rapide calcul nous a amené à constater que vous étiez 500 par heure à rentrer sur le site. Jusqu'au final par les bien nommés Faut qu'ça guinche la fête n'a pas connu de temps mort, bien au contraire de grands moments se sont déroulés, comme le traditionnel Handimove

D'ailleurs si on regarde les tendances de cette édition 2025, outre un fil rouge de la programmation ouverte sur le monde, on retiendra le côté inclusif comme marqueur fort. Sur scène, en coulisse, à l'accueil, et sur de nombreux pôles, on pouvait trouver des personnes venues aussi bien d'établissements spécialisés que de centres sociaux. « Cette ouverture est un superbe sujet à traiter », déclarait enjoué notre collègue de Radio Club qui disait là tenir un reportage en or.  

« Nous avons passé une super édition du Festival des Belles Bretelles. C'est vraiment un festival familial, campagnard, amical, simple et multi générations. On adore » a commenté Céline sous une de nos publications. Merci à elle, car en dépit de notre travail de compte-rendu de l'événement, c'est vous public qui en parlez encore le mieux.

X.V. 



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