Souvenirs des Turbulentes édition 2023

08/05/2023

Nous sommes le lundi d'après Turbulentes, ce moment où les sensations vécues sont encore fraîches. En ouvrant les réseaux sociaux, les partages des nombreux spectateurs nous rattachent encore un peu à ces trois jours de fête dans la rue. Nous reviennent des chansons dédiées aux oiseaux, des refrains de Queen, et des airs de Batucada. Dans cette spirale de sentiments, une certitude : depuis un quart de siècle Le Boulon a rendu l'espace commun turbulent. Valexplorer était comme vous, dizaines de milliers de spectateurs à Vieux-Condé ces 5, 6, et 7 mai, témoignons ensemble de ce festival qui ouvre la saison et les esprits.

Vendredi 5 mai, un peu après 19h01, le public rassemblé dans la cour du Boulon est équipé de bougies, et Calixte de Nigremont entame le compte à rebours : « 4, 3, 2, 1, joyeux anniversaire » scande la foule. C'est parti, 3 jours d'arts de la rue, et cela pour la 25e fois. Les Turbulentes 2023 investissent de nouveau l'espace et dès les premières minutes le public a répondu en masse à l'invitation. Dès lors l'émulation va prendre et ne va quasiment pas redescendre jusqu'au final du dimanche soir égrainé par un compteur sur la place de la république.

Un succès se mesure en partie aux avis récoltés, lors de l'inauguration Yves Dusart vice-président à Valenciennes Métropole en charge de la culture y va de son bon mot : « alors que de l'autre côté de la Manche on célèbre un couronnement, ici à Vieux-Condé on assiste à un festival couronné de succès ». 

Une déclaration qui allait dans le sens de ce qui était observé. L'affluence du samedi 17h dans le centre de ville, où on se poussait du coude pour voir les majorettes de Queen a Man était un bon baromètre. De mémoire de festivalier avec une vingtaine de Turbulentes à notre actif, on a rarement témoigné d'une telle foule à ce moment, « entre 20 000 et 25 000 personnes », Romain Carlier en charge de la communication au Boulon tente l'exercice périlleux de l'estimation pour un festival ouvert à tous.  

Autre moyen de calculer l'attraction des spectacles avec celui des Souffleurs Commandos Poétiques, 300 loupes étaient distribuées au public, et il en manquait une bonne centaine pour satisfaire tout le monde. Certaines créations étaient à jauge limitée, ce qui permet d'avoir de véritables chiffres, et pendant les trois jours le maître de cérémonie Calixte de Nigremont devait se répéter en annonçant à chaque fois que le nombre maximum d'entrées était rapidement atteint.  

Une pause au parc, juste le temps de manger et se désaltérer, le point stratégique des amis qui se retrouvent et échangent leurs avis. « Tu as vu Apocalypse ? C'était fort », disait l'un. « Je reviens du spectacle sur les gilets jaunes, et j'ai repéré celui avec les clowns ensuite », on se réapproprie le nom des créations. « Ce matin j'étais à Chabaud-Latour, c'était une belle surprise », disaient ceux qui avaient eu l'idée de réserver les formules limitées à 25 personnes.

Nous croisons Alain de Fresnes: « hier dans mon lit je repensais encore à Allant vers de la cie Kiroul, c'était quelque chose », le même avis exprimé par ceux qui avaient assistés aux deux représentations. D'autres temps forts ont reçu des commentaires unanimes, comme D'arbre en arbre de Carabosse, avec son expérience immersive qui sollicitaient vos sens dans un moment hors du temps, à cet instant les Turbulentes devenaient les apaisantes.

« Quand je suis arrivé au Boulon, Virginie Foucault m'a dit qu'en trois jours de festival, on ne dort que l'équivalent d'une seule nuit », ce témoignage de Romain Carlier résume l'engagement des équipes qui géraient la bonne tenue de l'événement. Il y a cette belle mécanique, et ce que l'on ne gère pas comme la météo, épreuve indissociable quand les scènes sont en extérieur. Le temps fut dans l'ensemble assez clément, même la légère bruine qui a accompagné le géant Plume lors de son arrivée sur la place de la république n'a eu aucun effet observable sur la foule rassemblée pour le final.  

Chaque édition des Turbulentes est différente, forcément quand on sait que les créations présentées témoignent d'une époque en mouvement. Ce cru 2023 restera dans les esprits, et prouve qu'en un quart de siècle il n'y a aucun essoufflement, ce rendez-vous de tous dans l'espace publique est ancré dans vos habitudes. On y a ses marques, et les nouveautés complètent le tableau.  

Le festival terminé, nous sommes repartis grâce aux bus nocturnes mis à disposition par Transvilles, assis à côté de deux jeunes femmes venues de Limoges pour repérer les créations en vue de les inviter chez elles. On sait que l'après Turbus est lancé, et ce qui s'est joué à Vieux-Condé aura des répercutions dans le temps, l'espace, et les mémoires.

X.V.  



Si comme Albertine Sarrazin vous ressentez un sentiment d'oppression, d'enfermement, l'adaptation de Bibiche par la compagnie du Poulailler qui se joue le vendredi 16 janvier à l'espace Athéna donnera matière à vous échapper. Soutenue par le Printemps Culturel, cette création prend le parti de mettre en scène le vécu romancé de la femme de lettres,...

« Au dedans la forêt » c'est au dedans du Boulon pour le début 2026 du CNAREP. Tout est immersion dans cette création que vous vivrez casque sur les oreilles. Un texte écrit par Daniela Ginevro qui se lit, qui se vit, pour nous parler d'échappée face un monde qui effraye. Une vision portée par Camille Sansterre et le théâtre la Guimbarde...

Avec 2026 qui vient de débuter, intéressons-nous aux événements qui vont marquer cette année. Déjà de grandes et belles choses sont annoncées et elles vont rythmer la vie culturelle du valenciennois. Valexplorer vous propose un dossier qui regroupe les temps forts à venir.

Cette année comme en 2025, la même bonne résolution : on répond à l'appel de l'offre culturelle près de chez vous. Oui mais voilà, où aller et que faire ? Ce mois est riche en actualités, à l'image du week-end du samedi 17 janvier avec ses expos, spectacles, ou concerts. Pour vous aider dans vos choix, Valexplorer vous a...

Depuis sa création, Le songe d'une nuit d'été a toujours eu une place particulière dans l'œuvre de Shakespeare. Oberon, Puck et toute la galerie de personnages ont fait rêver et s'interroger des générations de spectateurs, dans leur monde onirique et pourtant si près de nos préoccupations. Le metteur en scène Arnaud Anckaert s'est saisi de ce...