A l'occasion du 8 mars, la journée internationale des droits de la femme permet de mettre un éclairage sur des sujets de société ô combien nécessaires. Parmi ceux-ci on retrouve les enjeux de la représentation et de la parité. Seulement, en observateur de la vie culturelle locale, Valexplorer remarque que les femmes, de par leurs compétences, sont...
Rétro 23-24 : Le début de saison du Phénix fut votre succès
Pour débuter cette série d'articles sur les temps forts de la saison qui vient de s'écouler nous avons choisi la création Les Gros Patinent Bien, le phénomène d'octobre dernier qui s'est joué au Phénix. Dans cet article vous trouverez toute une série de chiffres qui illustrent l'engouement du public pour cette pièce. Mais au delà, c'est aussi le symbole d'une saison où enfin le lien brisé pendant la crise du COVID a été renoué. De nombreux enseignements ont été tirés de cette dynamique, le Phénix l'a si bien compris qu'elle sera entretenue dès la rentrée avec la création Dimanche.

« Une épopée hilarante aux accents faussement shakespeariens », c'est ainsi que le Phénix présentait Les Gros Patinent Bien, la création de et par Olivier Martin-Salvan et Pierre Guillois lauréate d'un Molière en 2022. Cette pièce dans un décor tout en carton a fait dire à notre consœur Céline Beaufort de la Voix du Nord qu'elle a fait « carton plein », un jeu de mot assumé et riche de sens. Des éloges qui ont assuré aux programmateurs du Phénix qu'ils avaient fait le bon choix pour cette offre qui se voulait familiale et qui lançait la saison 23-24.
Voilà pour la forme, le fond était aussi réfléchi et porteur de valeurs et d'initiatives. Tout d'abord le nombre de représentations : elles étaient 10 en tout, du 3 au 14 octobre. Cette amplitude s'expliquait par plusieurs axes, en premier lieu la volonté de « durabilité et diffuser mieux » avec une série longue dans un esprit de théâtre de boulevard. Ensuite garder aussi longtemps une compagnie à Valenciennes c'est réduire son empreinte carbone avant qu'elle ne reprenne la route, un des aspects du chantier écologique défendu par la scène nationale.
Il y avait aussi la volonté de tenter l'expérience d'une programmation que les spectateurs s'accapareraient pour en devenir les ambassadeurs dans un effet de bouche-à-oreille. Le nombre de 5093 personnes sur les 10 représentations permettent de saisir l'engouement. Mais ce n'est pas le seul facteur, le Phénix a aussi su faire appel à ses partenaires pour rendre l'offre plus que jamais populaire. Ainsi la Société Immobilière du Grand Hainaut a été mise à contribution et 350 bénéficiaires de ses logements ont pu profiter d'un programme de médiation et communication au porte à porte, ou de navettes gratuites pour découvrir les Gros patinent bien.
Parmi les 5093 spectateurs, c'est 840 qui sont venus pour la première le 3 octobre, s'en est suivie une dynamique comprenant 218 étudiants, 635 scolaires, 156 personnes du secteur associatif et pratiques amateurs, 184 personnes du secteur médico-social, 52 adhérents CSE et 134 invités du cercle d'entreprise Club Phénix Entrepreneurs. L'angle du spectacle pour tous les âges a également trouvé son expression à travers les 160 pass familles vendus pour l'occasion.

Les Gros patinent bien est l'un des exemples de cette volonté du Phénix d'aller vous chercher, et de briser la fausse idée du théâtre qui n'est « pas fait pour moi ». Pendant la saison 23-24 le Théatre On Demand qui a traversé les villes de l'arrondissement dans son offre gratuite, et avec son concept de compilation du meilleur des planches allait aussi dans ce sens.
Ainsi autant persister et dès la rentrée culturelle c'est un autre spectacle pour toutes et tous qui sera proposé sur plusieurs dates. Il s'agit de Dimanche, mêlant théâtre d'objet, marionnettes et vidéo pour parler de façon décalée de crise climatique. 6 représentations sont annoncées du 26 septembre au 2 octobre. « Il nous fallait une nouvelle pépite » a-t-on entendu lors de la présentation de saison 24-25, mais pas sûr que l'équipe du Phénix parlait de la pièce ou de l'ensemble de spectateurs attendus.
X.V.
Dans notre série de portraits consacrés aux femmes de culture, c'est au tour de notre consœur Angélique Tartière d'aller à la rencontre des lectrices et lecteurs de Valexplorer. Journaliste et fondatrice du média Humaine.s, c'est toute une philosophie et une « positive attitude » qui ressort de sa démarche et sa ligne éditoriale. Avec comme slogan...
Dans notre série de portraits consacrés aux femmes de culture, nous nous intéressons aujourd'hui à quelqu'un dont la passion s'est transformée en métier. Il s'agit de Céline Dereims, gérante de la librairie Les Yeux qui Pétillent de Valenciennes. Celle qui défend une certaine idée de la lecture nous parle d'esprit de découverte envers les éditeurs...



