Se restaurer au Hainaut Belles Bretelles : un parfait exemple de cohésion

21/05/2026

L'entrée des trois jours du Hainaut Belles Bretelles est gratuite, c'est un fait. Mais pour réussir à maintenir ce modèle, le club Léo Lagrange de Hergnies doit savoir composer avec sa trésorerie. Il y a d'une part les aides reçues des partenaires institutionnels, mais coupons court tout de suite au mythe de l'argent public qui fait tout, les subventions permettent d'avoir un apport, mais ce n'est pas l'essentiel. La majeure partie des fonds investis dans le festival proviennent du pole restauration, en somme c'est vous à chaque cornet de frites ou boisson achetés qui participez à pérenniser l'événement. C'est pourquoi pour ce focus nous avons sollicité Laurent et Chloé, qui incarnent cet aspect de l'engagement bénévole dans ce pole, et qui sujet dans le sujet nous amènera aussi à traiter des nouvelles générations qui s'investissent dans le festival d'accordéon.

Laurent et Chloé du pole restauration
Laurent et Chloé du pole restauration

Pour pouvoir accueillir des dizaines d'artistes sur trois jours, régler des dépenses liées à la technique ou la sécurité, le tout en gardant l'entrée gratuite du festival, le modèle Hainaut Belles Bretelles illustre bien le côté participatif de la culture. Car s'il est dit que cet événement est le vôtre, c'est vrai à plus d'un titre, notamment grâce aux achats que vous faites auprès du pole bar-restauration

Contrairement à certains festivals qui louent des emplacements à des food trucks, le HBB maîtrise entièrement l'offre nourriture et boisson, une directive qui permet de dégager des bénéfices réinvestis directement dans l'association, et par ruissellement dans l'événement. Un élément qui se devait d'être mis en avant, c'est pourquoi nous avons sollicité Chloé et Laurent pour nous en parler plus en détail.

Lui a 64 ans et 12 années d'investissement sur le festival, et elle est présente depuis 6 ans et a célébré cette année ses 22 printemps. A les écouter, un mot d'ordre revient dans la vision de leur mission respective, celui de « cohésion ». Un terme décliné par le premier par « tout mettre en harmonie », et agrémenté par la seconde quand elle nous parle de « l'efficacité du service ». 

Pour ce faire, ils partagent tous deux une expérience de plusieurs années, couplée à une nécessité d'amélioration et d'écoute. Cet équilibre entre « technicité et ressources humaines » est maintenu avec la nécessité de saluer que cet engagement est bénévole, d'ailleurs on aura une pensée pour eux et la dizaine de volontaires qui à l'heure de la publication de cet article sont en train de monter les équipements qui vous accueilleront du 23 au 25 mai.



« garder en tête que nous sommes une association d'éducation populaire avec différents publics et donc différents budgets »

L'engagement est donc avant tout une affaire personnelle, Laurent admet « ne pas faire de barbecue chez lui », alors que sur le festival les braises qui cuisent le cochon grillé n'échappent pas à sa vigilance. Pour Chloé, l'engagement s'est traduit par un cheminement personnel, « à la sortie du COVID j'ai eu ce besoin de me faire violence, et de me confronter à la chaleur humaine ». 

Après avoir l'un et l'autre travaillé sur différents aspects du festival, ils se sont retrouvés à la restauration, et de deux visions respectives un axe commun s'est dégagé. Tout d'abord la nécessité d'être au service du public, avec une offre sucrée-salée allant de la barbe-à-papa jusqu'au cochon grillé et le traditionnel cornet de frites, il faut savoir jongler, entretenir les stocks, prévoir les coups de feu, « et garder en tête que nous sommes une association d'éducation populaire avec différents publics et donc différents budgets », le sandwich à 3€ illustre ce fait.

Entre la gestion des équipes et l'accueil des clients, « où on n'observe pas de remarques négatives, ou alors très peu », Chloé est équipée de son outil de pointe : le carnet où elle note tout. Ce qui marche bien, et ce qui est à améliorer, rien ne lui échappe, c'est notamment cette qualité qui a été remarquée par Laurent, qui après cette dernière année en binôme est prêt à lui laisser les rênes du pole. 

On vous situait Chloé avec son âge de 22 ans, et c'est là aussi une des forces de l'association, elle incarne ce renouveau de membres, à l'instar de Pauline de la même génération qui s'occupe désormais de la communication. Et si elles sont impliquées et surtout compétentes, c'est tout sauf du hasard, les études de Chloé vont l'amener à occuper des postes directement liés à la culture, telle est en tout cas son ambition professionnelle.

Des carnets de Chloé sortent des données que nous vous partageons. En 2025 c'est 1275 kg de frites qui furent écoulées, plus de 500 assiettes de cochon grillé, et exactement 634 crêpes confectionnées. Des autres chiffres sont à prendre en considération, ceux de l'offre des burgers vegan. Après 260 ventes en 2024, c'est 300 qui sont partis l'année dernière, « on répond à une demande mais pas que, on nous dit aussi que des non-vegan sont contents d'essayer ».

Vous le savez, le HBB compte sur vous cette année pour participer encore plus dans le tri de vos déchets. Et au pole restauration on montrera l'exemple avec récipients destinés aux matières organiques ou autres, et c'est là aussi une des missions qui incarne la vigilance des responsables. 

Alors que Laurent se félicite du « dynamisme apporté par la jeunesse », Chloé lui rend bien en le remerciant, « vous savez écouter mes idées ». A cette faim de bien faire, sachez répondre à leur offre sur les stands du Hainaut Belles Bretelles les 23, 24 et 25 mai à Hergnies.

X.V.


L'entrée des trois jours du Hainaut Belles Bretelles est gratuite, c'est un fait. Mais pour réussir à maintenir ce modèle, le club Léo Lagrange de Hergnies doit savoir composer avec sa trésorerie. Il y a d'une part les aides reçues des partenaires institutionnels, mais coupons court tout de suite au mythe de l'argent public qui fait tout, les...

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