Si « La jeunesse des autres »
de Christiane Eisler vous rappelle une autre exposition du CRP, en
l'occurrence celle consacrée à Arlene Gottfried la « singing
photographer » présentée il y a pile un an, c'est tout sauf
du hasard. « Beaucoup de similitudes », confirme la
directrice Audrey Hoareau, « des figures féminines à
redécouvrir, et des thèmes communs comme la jeunesse, la liberté,
et la rébellion ».
Et même des fois, les parallèles se font
de façon fortuites, car si vous vous souvenez bien, lors de
l'exposition sur Arlene Gottfried on pouvait voir un cliché où un
couple s'embrassait dans un parc, et exactement au même endroit « la
jeunesse des autres » présente un pan de mur au texte qui n'a
pas besoin de traduction, un universel « Ich liebe dich ».
Car d'une oppression et des cris opprimés derrière un mur physique
et psychologique, une fissure laisse passer la lumière, comme cette
photographie d'une main tendue d'une amie debout à l'autre dans son
lit. L'amour et la tendresse se font discrets, mais finiront de
compléter le tableau, et c'est peut-être ça aussi l'esprit Punk.
X.V.