Une histoire du Hard et du Heavy en musique par Blasthard

20/04/2022

On les attendait, les membres de Blasthard sont de retour près de chez vous pour deux dates à Hérin et Valenciennes. L'occasion de se pencher sur cet OVNI musical, un concept détonnant de tribute band qui ne se contente pas de reprendre les morceaux d'un seul groupe, mais qui s'intéresse à l'histoire des genres Heavy et Hard Rock, de leurs origines à nos jours. Chaque prestation est un concept concert où les morceaux sont entrecoupés d'interventions et de diaporamas pour un voyage initiatique rythmé de riffs et de solos. Focus sur cette formation en compagnie de sa chanteuse, du guitariste et du batteur.

Il n'y a pas que la musique de Blasthard qui résonne, leur réputation fait également du bruit tant leurs prestations se font remarquer. Fondée en 2016, c'est fort d'une soixantaine de concerts que la formation revient sur le valenciennois à l'occasion de deux dates à la brasserie BB d'Hérin et au Fab's Pub de Valenciennes. Mais alors, qu'est-ce Blasthard ? Comment identifier ce principe qui ne ressemble à aucun autre ? C'est Sylvie la chanteuse qui donne un élément de réponse : « nous sommes un Tribute Band, dans le sens premier du terme car si on traduit on dirait hommage en français ». Voilà pour l'idée, quand à l'envie fondatrice c'est Greg le guitariste qui nous l'explique : « c'est un concept que je gardais en tête depuis les années, 90. Au départ je voulais retracer l'histoire du Rock en général, mais il aurait fallu un set de 7 heures. On se focalise donc sur le Heavy et le Hard Rock, ce qui est déjà assez conséquent ».  


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C'est donc en quatre tableaux pour autant d'époques que les sets de Blasthard se composent. Des origines « avec Led Zeppelin et Black Sabbath, les heureux parrains », selon Sylvie, jusque les héritiers que seraient System of a Down ou Rage Against the Machine. Entre ces deux périodes, on explore aussi bien les décennies 70 et 80, « où on était dans la tendance sex drugs & rock n' roll, avec les voix perchées et les costumes colorés », jusque l'arrivée d'une vague plus sombre, « une imagerie qui fait peur à la Iron Maiden, qui s'explique par des évolutions sociétales comme les crises économiques ou l'arrivée du SIDA », des précisions utiles apportées par la chanteuse. Vous l'aurez compris, les morceaux repris et leur chronologie sont présentés d'une façon historique, pour marquer le reflet de leurs époques et l'inspiration qui en découlait.

Si Sylvie est plus à même de parler des angles sociétaux, c'est qu'elle le fait sur scène en déroulant la frise pour les spectateurs. Les musiciens eux tendent à jouer de leurs instruments de la même manière que ça se faisait à l'époque, ou comme le précise Franck le batteur : « utiliser de la double pédale du Steppenwolf ça serait un anachronisme ». La chanteuse insiste également sur cet angle en citant son guitariste : « Greg nous apprend beaucoup sur son instrument, qui est central dans les styles que nous reprenons, et il n'en joue pas de la même façon tout du long du set ». En dépit du côté pédagogique de leur démarche, les membres du groupe insistent sur un point : « l'idée est de savamment doser, c'est pas une conférence », comme le dit Sylvie. « On est là pour retracer une histoire mais en gardant notre identité, et ça reste un concert, jusqu'au rappel », selon Greg. Franck quand à lui précise qu'en dépit du fait que leur set est réfléchi, cela reste de la musique avec tout ce que ça implique : « on ne joue jamais deux fois de la même manière, c'est du sérieux avec de la bonne franquette ».  

Avec un set qui comprend Hendrix, Metallica, AC/DC, Rammstein, ou même Trust, chacun peut y retrouver ses classiques lors des concerts de Blasthard. Greg dit identifier un noyau de public averti de quarantenaires et cinquantenaires, mais sans que ça s'arrête à ces tranches d'âges : « c'est évident que lorsque ma mère vient nous écouter elle n'aura pas les mêmes attentes en morceaux que des plus jeunes qu'elle ». D'ailleurs à ce sujet nous avons rencontré Thibaud, qui du haut de ses 23 ans est un fan du groupe : « j'adore leurs sets, j'en ai les poils qui dressent. Surtout qu'ensuite on a envie de réécouter les morceaux originaux sur notre téléphone », la précision sur le moyen technologique qui sert à consommer de la musique marque bien le fossé générationnel.

En dépit d'un concept huilé, chaque set de Blasthard est unique et adaptable au lieu où il se produit, ainsi ne manquez pas l'un ou les deux concerts prévus près de chez vous à Hérin et Valenciennes, et retrouvez l'actualité du groupe grâce au lien ci-dessous.

X.V.


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