C'est que Mathilde Kaori n'a pas besoin
d'artifices. Tout l'inspire, de son quotidien et ses émotions, à
son métier d'enseignante au conservatoire de Valenciennes, elle
trouve les mots à mettre en musique, « ce sont des
photographies de sentiments ».
Sa méthode de travail consiste
à saisir la poésie, avant d'y poser les notes, cela dit elle
insiste sur le rapport qu'elle a avec sa guitare, « c'est une
pratique exigeante mais aussi quelque chose d'organique ». De
l'instrument à cordes, elle en tire des sonorités aux influences
jazz, pop, mais aussi baroque, « c'est un style et une époque
qui exprimaient les passions ». Une recette aux multiples
ingrédients, une potion magique pour laquelle « je ne me pose
pas trop de questions, c'est globalement très spontané, avec la
sincérité qui en ressort ».
Mathilde prépare son album, et d'ici là elle cumule les dates dont le concert du 18 février à l'espace Pierre Richard, sa première sur Valenciennes. Elle se présentera dans une formule accompagnée d'un batteur, un bassiste et un guitariste. Le valenciennois est un territoire qu'elle connaît, car en dépit d'être originaire de Orléans, elle garde des attaches dans le denaisis d'où sont ses grands-parents. On souhaite à Mathilde de se faire agréablement remarquer et que le réseau local sache l'identifier comme un des talents de la région, pour qu'elle revienne dans les pages de Valexplorer à l'occasion de futures actualités.
X.V