Pour comprendre la genèse du disque
Miroir Continent-Fantôme et la symbiose qui existe entre les deux
hommes, souvenons-nous des paroles de Philippe Asselin adressées à
Esteban Fernandez ce lundi 20 septembre, face au public venu assister
à la présentation de saison de l'espace Pasolini : « je
repense toujours à ton grand-père, qui aux débuts de Art Zoyd a
joué au lycée Wallon. Il était venu avec une guitare à trois
manches de sa fabrication. Il a produit ce son unique, et ce fut pour
moi une révélation, c'est vers ça que je voulais tendre ».
Et c'est là qu'on saisi le lien qui existe entre les deux créatifs,
ils sont chacun à leur niveau des héritiers de Rocco Fernandez, par
le sang ou par le son.
Un témoignage qui en dit beaucoup sur
le background de Miroir Continent-Fantôme. Un disque, deux pistes,
ou même deux « morceaux » selon Esteban, quoi qu'en dise
Philippe sur son rapport à la musique. Un format physique qui en a
surpris plus d'un, quand on sait que les labos sonores privilégient
l'instant et la recherche en constante évolution. Et pourtant,
Esteban brise un secret bien gardé : « Philippe
s'enregistrait depuis 20 ans, j'ai retrouvé des sessions capturées
sur format mini-disque ». Suite aux Écoutes sonores de 2019,
l'idée de partager en disque les travaux a été évoquée, et de
discussions en pensées, il y eu une direction de choisie, une
préparation.