L'image en profondeur avec les travaux de David Leleu exposés au MVE

02/02/2023

Il y a plus d'une perspective à découvrir dans les travaux de David Leleu. En effet, le plasticien qui expose en ce moment au Musée Vivant des Enfants invente de nouveaux reliefs et repousse les points de fuite. Chez lui, l'image trouve une nouvelle dimension, et le livre est exploré à travers la profondeur de ses pages. C'est ces travaux ainsi que ceux réalisés avec les scolaires de Fresnes sur Escaut qui sont visibles jusqu'au 18 février, et que nous vous invitons à découvrir à travers cet article.  

Comme de nombreux plasticiens, David Leleu a pratiqué le dessin et la peinture, avant de remettre en question son usage de l'image, support qu'il accumule comme un littéral catalogue de source d'inspiration. « On me dit que je suis un sculpteur, et j'adore », dit l'artiste avec un véritable engouement. Concernant sa matière première, il dresse un constat que tout le monde peut approuver : « nous sommes entourés d'images, je veux mener une réflexion sur le rapport qu'on entretient avec elles ». Pour ce faire, il va puiser au plus profond de ces clichés, en superposant les couches, découpant les surfaces, et ainsi les rendre à la fois lointaines et profondes. Des livres et des photographies sous un nouvel angle, où à la largeur et la longueur il ajoute véritablement une nouvelle hauteur.



Ce procédé, Johan Grzelczyk du Printemps Culturel en parle comme « une accumulation en enlevant ». L'association de Douchy les Mines était partenaire des échanges entre David Leleu et le Musée Vivant des Enfants dans le cadre de leur parcours les Quartiers d'art. Cette initiative encourage la rencontre entre le public et un artiste, autour d'une pratique et de sa transmission lors d'ateliers. 

C'est dans ce contexte que David Leleu a travaillé avec les élèves de CE1 de la classe de Delphine Delrieu à l'école Pierre et Marie Curie. Lors du vernissage du 27 janvier, un dialogue entre l'enseignante et le plasticien résumait le travail accompli et surtout son principe, en effet lorsque David parlait de « partage », Delphine a répliqué aussi vite d'un « échange ». C'est pourquoi Johan Grzelczyk parle de l'artiste comme étant un « bon client » dans le contexte de cet instant où il disait aux enfants de repartir avec leurs travaux de livres découpés illustrait ce fait.

On évoquait plus haut les photos qui servent à la production de David Leleu, mais il faut préciser que dans son optique elles ne seraient rien sans le format qui les porte. Parmi ceux-ci il y a les livres, les carnets de cartes postales ; et également les magazines. A propos de ces derniers, l'artiste constate un fait : « les jeunes ne savent plus ce que c'est, ou bien ça leur évoque les salles d'attente du médecin ». 

Il pointe d'un doigt une série de travaux : « en dessous il y a des Paris Match, toujours consultables ». Pour lui ces magazines seraient les témoins d'une époque qui s'estompe, rien d'étonnant que Patrice Heems, fondateur de la structure fresnoise, parle de David comme d'un « archéologue ». Ces revues seraient désormais selon l'artiste « des pièces de musée », une belle mise en abîme de les exposer au MVE, et un paradoxe de les évoquer dans cet article de votre journal culturel en ligne.

On le dit assez peu, mais une exposition n'est pas qu'une accumulation de travaux, souvent la scénographie tend à révéler l'ensemble, et serait même à ce titre une nouvelle production. Patrice Heems souligne à juste titre ce point en évoquant le travail effectué par Régis Marie, artiste résident de la stucture, qui avec David Leleu a imaginé un espace tout en profondeur et par accumulation de couches qui renvoie évidemment aux travaux présentés. 

Tout un ensemble intitulé « A fleur d'images » à voir jusqu'au 18 février aux heures d'ouverture du Musée Vivant des Enfants, ces travaux seront également présentés au QuARTier lors du prochain festival des Agités du Mélange qui se tiendra en juin prochain.

X.V.



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