Car c'est bien le voyage et ses
souvenirs qui animent le travail de Julien Herrault. A l'instar d'un
facteur Cheval, il ramène des bouts de ses escapades, des
échantillons physiques ou mémoriels. « La randonnée, les
marches en solitaires, sont mes axes de création ». Des
céramiques de Louise Nicollon des Abbayes, jusque ces objets
ramenés, avec l'ajout de plans séquences de paysages montagneux, on
retrouve les traces de son odyssée du Nord jusque la Corse. Julien
était à la recherche de l'empreinte ouvrière de l'homme sur les
paysages, une manière de le rappeler à son ascendance :
« moi-même fils et petit-fils d'ouvrier et d'artisan, j'ai voulu
explorer la notion de travail, de l'angle politique jusque le rapport
à la nature et au vivant ». Ou comme le dit le texte de
présentation officiel c'est une « carte mentale du réellement
vécu (...) Julien Herrault poursuit sa recherche sur le corps
ouvrier manutentionnaire pour y dénicher un geste nouveau plein de
sens ».
Seule reste la mémoire de nos souffles
se jouera les 7 et 8 avril à 20h, et le samedi 9 à 18h. Ensuite
Julien Herrault envisage déjà ses prochaines destinations, en
direction de l'Amérique du Sud, et le promet « je reviendrai
avec mes vidéos ». Une future immersion par procuration à suivre assurément.
Seule reste la mémoire de nos souffles sur le site officiel de l'Espace Pasolini
X.V.