Du Blues au Swing, du moderne à l'impro, le jazz a cette capacité de décliner son genre en plusieurs styles. Une musique qui ne rentre pas dans les cases, et dont les notes se propagent comme des ondes. Et si on tenait là le concept d'une nuit dédiée, sur plusieurs lieux d'une même ville, en jouant sur la...
Les bonnes ondes de la nuit du jazz se diffusent dans Valenciennes
Du Blues au Swing, du moderne à l'impro, le jazz a cette capacité de décliner son genre en plusieurs styles. Une musique qui ne rentre pas dans les cases, et dont les notes se propagent comme des ondes. Et si on tenait là le concept d'une nuit dédiée, sur plusieurs lieux d'une même ville, en jouant sur la variété des artistes comme des endroits où ils se produiront ? Vous avez là le principe de la Nuit du Jazz qui débarque à Valenciennes le 9 octobre dans une douzaine de bars et restaurants. Un événement proposé en partenariat avec les services de la ville et l'association Jazz en Nord, ainsi pour nous en parler c'est le directeur artistique Thierry Legrand et l'adjointe Fabienne Lambert qui se sont mis au diapason.

Impossible d'y échapper, affiches de toutes tailles, programmes et flyers ont investi Valenciennes, on y voit un trompettiste qui donne le la de cette Nuit du jazz. Si la campagne de communication est si présente dans la ville, c'est presque comme pour symboliser l'événement qui se voudra de proximité. Pour penser ce rendez-vous exceptionnel la ville s'est rapprochée de l'association Jazz en Nord, forte d'organisation de concerts et festival dans la région depuis maintenant 40 ans. « On pourrait même s'appeler Jazz en Hauts-de-France » dit Thierry Legrand en évoquant des programmations faites jusque Laon.
Le concept de la Nuit du jazz a déjà été testée par l'association que représente Thierry, à Armentières par exemple et pour Valenciennes c'est une première, « on fait connaissance avec monsieur le maire à l'occasion de la fête des voisins, je lui parle de mon engagement en tant que directeur artistique, et très vite Fabienne Lambert m'a appelé », une affaire réglée comme du papier à musique.

Cette Nuit du jazz fait référence à un moment, en l'occurrence vendredi 9 octobre à partir de 20h, mais en fait c'est surtout l'exploitation d'une ville et ses commerces qui rendent l'événement si particulier. « Avec ce concept de concerts dans les bars et restaurants, on est dans le populaire, la culture de l'aller vers », commente l'adjointe à la culture. Ainsi pour appuyer l'envie de rendre la musique accessible et qui serait à quasiment chaque coin de rue c'est une douzaine de commerces qui ont été sollicités, « et quand on disait à l'un que son confrère participait il s'en réjouissait » a constaté le directeur artistique.
Car on a bien là l'expression du travail collégial à la valenciennoise, « on ne ressent pas de concurrences entre les commerçants, bien au contraire » souligne Thierry Legrand. Un exemple concert nous est apporté par le gérant de Chez Deb, « sur la place St Nicolas on se considère comme un ensemble, avec chacun nos particularités », c'est pourquoi on parle d'une douzaine de participants, les commerces dont Deb fait partie sont considérés comme un seul lieu de diffusion dans la programmation.
Pour le reste on vous invite à déambuler dans Valenciennes de La Levrette au Passage de l'Arsenal, à L'envers de la rue Delsaux, pour aller à L'espadrille rue Baudouin l'Edifieur, un passage sur la place d'armes et ses trois partenaires que sont Le Boston, le Président et la Ch'tite Brigitte, on remontera jusque la rue de la digue à l'Atypic, pas très loin de Chez Jules et Madeleine au Clair de Lune sur la place de la Barre ou même du Coyote de la rue de Famars, ou alors vous pouvez aussi passer par le Camel à Léon au Neuf Bourg ou La 'Pero de la rue du Quesnoy et revenir ensuite sur la place St Nicolas.
« Avec un bon vélo on peut même voir plusieurs concerts sur la soirée », Thierry imagine un périple de mélomane. « Il sera impossible d'échapper à la musique, elle partira des bars et envahira toute la ville », Fabienne croit en la qualité populaire de l'événement.
D'ailleurs pour penser la Nuit du Jazz deux axes ont animé les organisateurs : rendre au genre son aspect accessible, et montrer la vivacité d'un territoire et son attractivité. Concrètement vous aurez différents styles joués par des artistes de toute la France et même des locaux. « On va renforcer la programmation jazz de la ville », dit Fabienne sans vouloir rentrer en concurrence avec les concerts proposés à l'Avant Scène du Phénix, « bien au contraire, pour avoir des musiciens locaux comme Patrick Duquesnoy j'ai appelé le programmateur Hugo Dewasmes », souligne Thierry Legrand.
La Nuit du jazz made in Valenciennes serait donc un événement qui utilise toute la dynamique d'une ville, de ses commerçants, de ses différents acteurs, pour aller vers un public élargi. Le tout diffusera de bonnes ondes, « avant la deuxième édition », Fabienne et Thierry ne se gardent pas d'évoquer l'ambition de l'événement à s'inscrire dans le temps.
X.V.
10 ans que Malika Khanfar n'avait pas exposé dans sa ville de Fresnes-sur-Escaut, et pour marquer cette nouvelle décennie de Protectitude c'est pas un mais deux rendez-vous qui mettront à l'honneur la plasticienne. En effet, deux des lieux de culture de la commune vont recevoir Malika et ses sculptures, avec tout d'abord le week-end des Portes...
Pour son premier rendez-vous d'automne, le Boulon vous invite dans un endroit et un temps qui ne demandent qu'à être définis. « Après le lac » nous dit le nom de la création, comme si les notions de lieu et de temporalité étaient fugaces. Ce lac pourrait très bien être la forêt de Bonsecours, site de déambulations et d'arrêts,...



