« La Rupture, ce n'est pas un
groupe », insiste l'ingénieur son Fabien Ménart. Laurent
Bultot poursuit cette pensée : « c'est une œuvre, et tu
as trois concepteurs ». Le trio parle d'une seule voix, ainsi
c'est Camille Fillioux qui complète les déclarations de ses
compères : « au bout du compte, on ne sait plus vraiment
de qui sont les idées ». Une homogénéité qui a comme base
ces compositions qui parlent d'une séparation, « cela se passe
pendant une nuit, entre le moment où tu le dis et celui où tu le
fais. Mais sans jamais tomber dans le mélo ». De ce socle, une
voix-miroir à Laurent apportée par Camille engage un échange des
fois nécessaire, ou même futile, un dialogue de sourd de
personnes qui n'ont plus rien à se dire.
Fabien de son côté a
repensé toutes ses habitudes de travail en studio, car en
l'occurrence ici la majorité des enregistrements se sont faits dans
sa cuisine. Il rappelle les étapes : « il n'y avait pas
vraiment de première maquette comme on fait d'ordinaire. On a
chamboulé l'ordre convenu, en captant tout d'abord les voix, et en
ajoutant ensuite les instruments ». De son fond jusque sa
forme, La Rupture méritera amplement son appellation de Concept
Album.