Ce spectacle marquait donc la reprise
des actions ouvertes au public, d'autres sont d'ores et déjà
programmés. Ainsi notez la venue de l'Orchestre National de Lille le
19 mai, et Waters par la compagnie On Off le 29 juin, à chaque fois
en formule gratuite et libre d'accès. Voici pour la partie visible
de l'opération des Remèdes de l'âme, une autre plus intime se
déroule en parallèle auprès de ceux qui sont concernés
directement par les missions de l'hôpital, c'est à dire patients et
personnel. Concrètement, Marie Fortuit poursuit « la vie en
vrai », pour reprendre le titre emprunté à Anne Sylvestre, à
travers des ateliers qui tendent à rendre la pratique artistique
comme une soupape, un exutoire par la création pour que le soin ne
soit plus uniquement au centre des préoccupations. « On ne
parle pas de résidence mais de présence longue », précise
Dorothée Deltombe, directrice des projets pour le Phénix. Elle
poursuit : « Marie travaille en ce moment sur le mythe
d'Eurydice, un beau parallèle sur la question de savoir comment on
peut renaître ». C'est en trois axes qui sont écouter,
raconter, et jouer, que se décline le projet « le jour où ».
« Un rapport avec le texte pour y chercher de l'inspiration »,
explique Dorothée. Elle qui accompagne le projet les Remèdes de
l'âme depuis sa création, témoigne de ses bienfaits : « pour
les professionnels, ils repartent dans un autre état au travail.
C'est donc ça une pause, me disent-ils ». Elle raconte aussi
la symbiose entre un père et sa fille rentrée en pédiatrie :
« ils se sont révélés, et se sont rencontrés autrement, et
des anecdotes du même genre j'en ai des dizaines ». Même son
de cloche de la part de Denis Burgarella, qui confirme: « le
personnel a assimilé la culture comme un élément de leur
environnement professionnel ».