La Barjo contribue à exposer le phénomène T.S. Mielgo

09/09/2026

En moins de deux ans de pratique, Thomas Salvador Mielgo est devenu le phénomène que tout le monde s'arrache. Ses dessins et peintures ont trouvé leur public, et l'artiste s'est rapidement fait une place dans le microcosme des plasticiens valenciennois. Thomas a intégré le collectif Malab'arts, il a été contacté par de Plumes et d'encre, le Camel à Léon étudie la possibilité de l'exposer, mais avant tout cela c'est à la Barjo à Onnaing que vous pourrez découvrir une sélection de ses travaux du 12 au 26 septembre.

« Jouer à la console ou me remettre au dessin », un arrêt de travail suite à une blessure, et Thomas Salvador Mielgo devait choisir entre être oisif ou productif, et heureusement pour les amateurs d'arts c'est la deuxième option qu'il a choisi. Le quarantenaire a repris le crayon et le pinceau en gardant en tête les dessins qui ont bercé ses jeunes années, « il y avait ce magasin qui vendait des comics à côté de la Poste », nous dit-il comme pour ancrer temporellement et physiquement sa culture. Une pratique d'autodidacte, des dessins avec une préférence pour les portraits, une base d'inspiration qui vient de photographies, et voilà la patte T.S. Mielgo qui s'impose.

Avec sa palette de couleurs et une touche impressionniste dans le figuratif, T.S. Mielgo serait ce chaînon manquant entre Bertrand Lefebvre et J.P. Riff. D'ailleurs à propos de ce dernier, Thomas nous confie : « il a été sans le savoir une source d'inspiration. D'ailleurs aujourd'hui je l'appelle parrain ». 

A découvrir les travaux d'autres artistes locaux à travers les réseaux, et ensuite à les côtoyer, pour désormais exposer dans les mêmes lieux au sein des mêmes collectifs, Thomas est passé d'anonyme en janvier 2025 et le début de sa production, à pair parmi les pairs. « Il y a eu ce moment de doute, de légitimité, mais le déclencheur a été sans nul doute mon premier prix à la Barjo ».



Ce premier prix, qui était d'ailleurs la première récompense accordée par le tiers-lieu de Onnaing, allait à sa composition intitulée Dissociation, réalisée pour répondre au thème de la folie. Une composition qui mêle personnages de face et profils. « Des voix intérieures et des voix entendues » selon l'artiste, qui a su séduire le jury du prix de la Barjo, et pas que, « juste après le palmarès, David Sohyer m'attendait à côté de la toile pour me dire : toi, je te veux dans Malab'arts ». Le prix remporté donnait lieu à une exposition entièrement dédiée, et nous y sommes avec la rétrospective qui se tient du 12 eu 26 septembre.

Un condensé des travaux de T.S. Mielgo, où aux toiles s'ajoutent quelques notes, « car j'associe toujours images et mots, quand ce n'est pas le tableau qui m'inspire quelques lignes, c'est l'inverse je peins à partir d'une inspiration écrite ». 

A bien regarder l'ensemble de la production de l'artiste, vous y verrez peut-être comme nous une constante : un effet vertical domine dans ces portraits ou natures mortes. « J'ai pratiqué beaucoup la photo, je suis sensible à l'aspect cinématographique, ça doit venir de là ». 

Avec cette exposition à la Barjo, Thomas Salvador Mielgo s'inscrit dans une dynamique où son travail est mis en avant, répondant de plus en plus à des sollicitations, « je suis les opportunités, tout cela va très vite », dit le premier surpris de cet élan.

« Des thématiques universelles telles que la faiblesse humaine, les états d'âmes, la résilience ou la spiritualité » écrit l'artiste à son propos. A découvrir à Onnaing dans les locaux de la Barjo dès le vernissage de l'exposition le 12 septembre à 18h qui fera suite au spectacle de rue Éboueur à 17h.

X.V.


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