Échanges et techniques du son de Valenciennes à Porto-Novo

27/01/2022

France - Bénin. Ce n'est pas l'intitulé d'une rencontre sportive, mais plutôt le résumé d'une aventure humaine et musicale entre une ingénieure son du valenciennois et un pays qu'elle a appris à connaître. Habituée des plateaux de la MJC Espace Athéna de Saint Saulve, France Lecocq-Ledieu est partie avec son savoir-faire dans ses valises pour participer aux ateliers du festival Musicaravane de Porto-Novo. Une carte postale africaine, tout en musique et contacts humain dont Valexplorer vous fait écho.

« Je suis partie à l'aventure », c'est ainsi que France Lecocq-Ledieu commente son séjour au Bénin début janvier. C'est pour animer des ateliers sons qu'elle fut sollicitée par Stéphan Ciesielski, responsable du pôle culturel de la communauté de commune du pays solesmois, qui s'engage à titre personnel sur les actions du festival Musicaravane. Pour situer le contexte de cet événement, il a été fondé par une fratrie de musiciens béniniois, la famille Ahouandjinou, qui collabore entre autres avec les Ogres de Barback. Musicaravane existe depuis 6 ans à la capitale Porto-Novo, et se distingue d'autres festivals dans son offre d'ateliers, qui forment notamment aux métiers du son. Ainsi, quand on a demandé à Stéphan de trouver quelqu'un du métier pour apporter son savoir, c'est à France qu'il a immédiatement pensé.  

« Le festival a pour but de récupérer des fonds pour créer sur place un centre de formation », explique Stéphan. On comprend de ce fait que le Bénin a un déficit de lieux dédiés à l'apprentissage des techniques de la scène. Il poursuit : « l'idée est de recadrer et de structurer pour qu'ils puissent transmettre sur place ». Ça, c'est le projet dans ses grandes lignes, pour les détails Stéphan les a gardé pour lui et a réservé à France la surprise de son intervention : « je n'en ai pas trop dit, je voulais qu'elle vive ça de l'intérieur ». Entre eux une confiance est installée depuis plus de 15 ans, lorsque Stéphan jouait aux côtés du regretté Fred Driwa, le même qui mis le pied à l'étrier à France.

Ce fut donc un rendez-vous en terre inconnue pour France, cette dernière admet avec malice qu'elle ne savait pas situer le Bénin sur une carte avant d'y aller. Dès son arrivée elle raconte une période d'adaptation : « il m'a fallut découvrir le pays et surtout le matériel présent sur place ». Elle décrit des moyens de base, mais surtout une force d'adaptation des béninois impressionnante : « vont-ils être réceptif ? Mes doutes étaient vite balayés dès la première journée. J'ai essayé de préparer mes cours en amont, et j'ai trouvé des personnes à l'écoute, respectueux, et surtout très demandeurs ». Que ça soit pour les participants aux ateliers ou pour France, une période pour se mettre au diapason était nécessaire. Surtout quand l'ingénieure son a découvert une partie du matériel : « j'ai retravaillé sur une console analogique, ce que je n'avais pas fait depuis des années ». Elle témoigne également d'un sens de la débrouillardise avec tout un stock de matériel qui serait jeté chez nous, et qui est réparé là-bas avec les moyens du bord.

Même si c'est elle qui était partie pour donner du savoir, France est revenue riche d'un enseignement humain. Elle garde en elle des souvenirs d'un festival où elle a mis sa contribution, mais également des lieux et des visages qui l'ont marqué. « Il y a Maxime avec qui j'ai gardé contact, il m'a profondément touché. Il était novice mais en voulait énormément ». L'ingénieure son estime qu'elle leur a transmis l'essentiel, ou comme elle résume son métier : « faire du son, c'est d'abord avoir une oreille, qu'importe le matériel ». Ainsi quand on lui pose la question de savoir si elle retournera à Porto-Novo un jour, elle répond que l'invitation lui a déjà été faite, et que si elle en a l'occasion ça serait avec un grand plaisir. Ou comme on dit au Bénin : « Kiliwé », comprenez on y va, c'est parti !

X.V.


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