Wallers : une pièce sur l'autisme, riche et drôle, pour sortir des carcans

29/03/2024

L'autisme, un terme générique qui pourtant renferme tout un spectre de personnalités. C'est le constat apporté par la pièce « Je rêvais d'un autre monde » écrite par Benjamin Oppert et qui se jouera le samedi 6 avril à la salle des fêtes de Wallers. Sur scène trois personnages pour autant de points de vue sur le sujet, une variété qui a su séduire la compagnie du Petit théâtre Florentin et son fondateur Giovanni Rocca. Ce dernier sera aux côtés de Sylvain Cornet et Stéphanie Laferrière qui signe la mise en scène de cette pièce qui vient bousculer notre connaissance du sujet, ou plutôt notre méconnaissance.

Stéphanie Laferrière et Giovanni Rocca
Stéphanie Laferrière et Giovanni Rocca

Avec « Je rêvais d'un autre monde », Benjamin Oppert a voulu faire le tri entre les idées reçues sur les autistes et la réalité. Pour ce faire il met au pied du mur notre société, se voulant inclusive et pourtant dans la vie de tous les jours la marginalisation existe toujours, et les personnes atteintes d'autisme sont en première ligne de ce paradoxe. L'autre angle réside dans ce que l'on croit connaître du sujet des « hors normes », et de poser la question fondamentale des efforts à fournir, mais par qui exactement ? 

Tout un champ de possibilités qui s'offre autour du thème qui a su convaincre le Petit Théâtre Florentin de porter sur scène le texte. Giovanni Rocca, fondateur de la compagnie et acteur, nous explique sa rencontre avec la pièce : « je l'ai vu à Calais et elle m'a plu tout de suite, l'auteur m'a donné les droits pour la jouer, et je me suis fixé comme objectif de ne pas copier ».  



"même si la réflexion est intellectuelle, le message passe par le drôle"
Sylvain Cornet
Sylvain Cornet

C'est ainsi que Giovanni Rocca incarne Doubist, avec un autisme qualifié de « normal », à ses côtés on retrouve Stéphanie Laferrière qui joue Zénitha avec son haut potentiel, ils sont face à Sylvain Cornet dans le rôle de Pop, personnification de notre société et de ses mauvais penchants, aux acteurs présents sur les planches s'ajoute une voix-off enregistrée par Francis Huster qu'on ne présente plus. Les trois personnages viendront nous interroger sur la vision de l'autisme, « et de son spectre, à multi-facettes », précise Giovanni. 

La force de sa création et de sa mise en scène réside dans sa façon de traiter les thèmes, « on a voulu y mettre de la fantaisie, un grain de folie, car même si la réflexion est intellectuelle, le message passe par le drôle ». Une partition qui ravit l'acteur, lui qui s'est formé au Cours Florent, et qui selon ses termes est « plus un habitué de rôles de voyous et de séducteurs », ici il nous dit concevoir Doubist comme un « rôle virevoltant, avec toute une gamme d'émotions, mon personnage a plusieurs facettes ».

Car la pluralité des autistes est bien au centre de « Je rêvais d'un autre monde ». En parlant de la pièce avec Giovanni des termes reviennent de façon récurrente, ceux de « spectre » et de « méconnaissance » et des questions émergent : « mais qu'est-ce qu'un autiste ? Ne sommes-nous pas tous un peu autiste à notre façon ? ». Si l'acteur en parle en ces termes c'est qu'il a su être touché par une mère qui doit composer avec l'autisme de son enfant, et pour répondre à un manque de pédagogie sur le sujet a créé une ferme à Sarlat dans le Périgord, « et quand je lui ai présenté la pièce elle fut contente des angles comme l'humour ». Une manière de se décomplexer pour pouvoir en parler car des idées reçues ont la vie dure, « ce n'est pas une maladie mentale », insiste Giovanni.

Si c'est à Wallers que se tient la première de la pièce ce n'est pas vraiment un hasard, Giovanni parle des élus d'antan et contemporains comme des personnes ouvertes à la culture sous toutes ses formes, et même en termes d'amitié. C'est un sujet fort et traité sous l'angle de la comédie auquel vous assisterez le 6 avril à la salle des fêtes, dans un décor signé Yann Kempen. Préparez-vous à « un autre regard, une ouverture d'esprit, et de l'espoir » pour cette mise en scène qui étendra les champs du possible.

X.V.



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