C'est avec « La vie de ta mère » par Blandine Lehout que le théâtre d'Anzin ouvre sa saison 2026/27 « hors les murs », et par la même occasion sa programmation humour. Un genre pour lequel vous êtes particulièrement sensibles, la structure culturelle le sait et c'est pourquoi elle vous propose une sélection du meilleurs des artistes du moment....
Un disque pour l'amour du jazz et du public par Laurence Morel
Ceux qui connaissent Laurence Morel savent qu'il n'y a pas que le chant lyrique qui l'anime, elle entretient un goût prononcé pour le jazz, un amour même. Ainsi rien d'étonnant qu'elle ait sorti cet année Jazz in Love – Lola's Ahouvi. Un disque où les chansons qui font parties de ce répertoire commun sont réinventées, avec une touche lounge et un certain swing. Charles Trenet, Serge Gainsboug, Henri Salvador ou même Berthold Kaempfert se côtoient ainsi sur les 15 pistes de ce CD que nous vous invitons à découvrir.


Pour son troisième disque sorti au printemps dernier Laurence Morel a pris un virage, en offrant une lettre d'amour. Celle, dont le timbre de voix serait plus de l'ordre des sopranos, a su se réinventer, « car trop facilement les gens t'enferment ». Une idée l'animait, « je voulais dépoussiérer », dit-elle en parlant à la fois de certains standards mais également du genre jazz.
Pour ce faire, c'est une nouvelle personnalité qu'elle a mis en avant, un aspect de son être porté par l'amour, oubliez Laurence et découvrez Lola. C'est sur la base de son diminutif que certains de ses amis étrangers lui donnent qu'elle a construit un univers, « en y ajoutant Ahouvi pour amour en hébreu ». Ainsi est né le concept de l'album Jazz in Love.
« Le jazz ce n'est pas qu'en anglais, on a une si belle langue », insiste Laurence avant d'ajouter « j'aime quand les gens chantent avec moi ». Car pour avoir testé ce répertoire réarrangé qui comprend « C'est si bon » ou « La Javanaise », la chanteuse est une adepte de la communion par la musique : « les gens ont besoin de se retrouver, et je suis de plus en plus convaincu de l'effet thérapeutique de la musique ».
Sur les 15 pistes du CD, quelques écarts sur la représentation de la langue de Molière, ainsi on y trouve « Summertime » de Ira et George Gershwin ou « Historia de un amor » de Carlos Almaran, sur ce dernier titre Laurence explique son choix : « c'est un hommage à ma grand-mère ». D'ailleurs Jazz in Love serait une histoire de famille, quand on sait que les enregistrements furent réalisés par le fils de Laurence : Hugo Zuindeau, ancien élève du CMA et actuellement à la technique pour la FLAC.

Laurence a pensé Jazz in Love en fonction des compétences qui l'entouraient. On a cité précédemment son fils Hugo, auquel s'ajoute Thibaud Faëse à la direction artistique, ainsi que Suzana Ciccolella aux percussions et Jean-Baptiste Origal au piano et à la contrebasse. « Des gens qui vivent leur musique », dit la chanteuse en se félicitant de cet ensemble qui reflète le vivier de talents du territoire.
C'est dans le même esprit qu'elle a confié le graphisme du disque à Jean-Yves Sellier, la photographie à Ana-Lucia Montezuma, et que le répertoire fut répété en résidence aux Nymphéas, le projet de Lola's Ahouvi n'aurait pas eu la même couleur sans les atouts du valenciennois. Ainsi rien d'étonnant non plus de trouver un mot du poète marlysien Nicolas Minhair dans le livret, et un autre par Jean-François Durez qui a accompagné les plus grands de Céline Dion aux Rita Mitsouko, il dit que ce disque est « grand public », un très beau compliment selon Laurence qui voulait que Jazz in Love soit un CD accessible au plus grand nombre.
Pour vous procurer ce disque, contactez Laurence Morel à l'adresse la.morel@bbox.fr
X.V.
Vos festivals de septembre et octobre
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En trois éditions, Dernières Gorgées d'été, le festival qui brasse produits du terroir, musique, et public familial s'est imposé comme un des rendez-vous de la rentrée. L'événement revient donc naturellement en 2026 à Marly le samedi 5 septembre. Un événement qui clôt la période des vacances et qui ouvre la nouvelle saison 2026/27 de la FLAC.




