Trajectoire des Bigoodies, de Valenciennes à New York, de Balavoine au Rouchi

04/02/2026

Maxime et Léo, Léo et Maxime, aucun ne passe en premier chez les jumeaux Echevin qui s'accordent à jouer de la musique ensemble. Ainsi c'est avec le nom des Bigoodies qu'ils font corps, à deux à la guitare et même en trio avec leur ami batteur Liiou Gramain-Dupin. Chez eux c'est l'arrangement qui prime, issus d'une famille de musiciens et formés de façon académique, leur pratique est au service des morceaux qu'ils s'approprient et qu'ils réinventent. En dépit de leur jeune vingtaine, ils savent puiser dans des répertoires intemporels, de Nirvana à Daniel Balavoine, jusqu'au terroir local des Bons Garchons et Frank Trommer. Un talent qui fut remarqué de l'autre côté de l'Atlantique où les Bigoodies ont été finalistes du prestigieux concours Moises.ai .

16 décembre 2025, le talent du jazz Cory Henry est à Time Square, il annonce les Moises Jam Session qui verront se faire récompenser les finalistes du concours sponsorisé par le logiciel de musique. Parmi les groupes retenus pour cet événement : les Bigoodies. Cocorico, et même une fierté locale, en effet le groupe est originaire du Nord. Inscrits par leur compère Liiou Gramain-Dupin, c'est en trio que Maxime et Léo Echevin vont se présenter. « On n'est pas trop concours et tremplin », commentent-ils rétrospectivement, seulement le batteur a pris une bonne initiative en inscrivant les Bigoodies, car c'est à la deuxième place qu'ils iront se hisser.

Le trio avec Max, Léo et Liiou Gramain-Dupin
Le trio avec Max, Léo et Liiou Gramain-Dupin

Pour le concours, les Bigoodies ont coché les cases des différents critères comprenant la qualité de l'enregistrement, la créativité, la présentation vidéo, et évidemment le jeu. Mais pour Max, Léo, et Liiou le plus important reste le fait d'avoir été jugés par leurs pairs musiciens : « et c'est significatif ». Loin d'être un aboutissement, ce concours est et restera une étape forte de leur parcours, les jumeaux s'étant formés tout d'abord à l'école de musique de Condé sur l'Escaut, avant de se perfectionner au conservatoire de Valenciennes, pour terminer leur cursus à Bruxelles.  



Une trajectoire initiée par un contexte familial, avant-derniers d'une fratrie de huit enfants, chez les Echevin on apprend à jouer quasiment en faisant ses premiers pas. Une famille de mélomanes avec papa Philippe alias Bigoude, ou leur frère Étienne ingénieur du son. De cette famille de sang, il y aussi celle de cœur et de répétitions, Léo et Max ont de nombreux tontons musiciens dont les Bons Garchons. La formation menée par Alain Deruche a même trouvé un nouveau souffle en intégrant les jumeaux, pour preuve désormais c'est en fusionnant le noms des groupes qu'on les retrouve sur scène comme les BCBG. Un apport indéniable de par leur touche d'arrangeurs, pour preuve une version bossa-nova de Ma Tante Janine, si vous pensiez connaître le tube de Frank Trommer détrompez-vous, il a désormais une nouvelle vie grâce à la touche des jumeaux.

Les Bigoodies avec le tribute Le Chanteur à Denain
Les Bigoodies avec le tribute Le Chanteur à Denain

D'ailleurs toujours à propos des Bons Garchons, Alain Deruche rappelle sur ses réseaux sociaux l'origine du nom Bigoodies, c'est le regretté Goudailler qui en est à l'origine. Une inscription dans une histoire et une filiation que revendiquent Max et Léo, « le relais est passé » selon Alain. Quand ils ne jouent pas aux côtés des BCBG, les Bigoodies cumulent les autres projets. En janvier ils ont fait salle comble au théâtre de Denain avec le tribute Le Chanteur dédié au répertoire de Daniel Balavoine. Reprendre les chansons de l'interprète de l'Aziza quand on a tout juste 21 ans, pas si incongru quand en écoutant les jumeaux : « c'est des grandes chansons, il y a tant à faire pour les adapter et il y a un côté très actuel ».

Max et Léo avec Alain Deruche, Arno Gardener et leur père Philippe Echevin dit Bigoude des BCBG
Max et Léo avec Alain Deruche, Arno Gardener et leur père Philippe Echevin dit Bigoude des BCBG

De Balavoine à Nirvana version Unplugged, différents univers animent les concerts des Bigoodies. A chaque fois la même envie de laisser une empreinte en rendant hommage au matériel de base, « avec une texture différente ». Car c'est bien en tant qu'arrangeurs qu'ils se présentent, « on n'est pas trop sur les compositions, à part celles de Liiou où on l'accompagne ». Des compétences qui font qu'ils sont désormais sollicités pour de nombreux projets, de Toulouse avec Lykuin à Paris aux côtés de la chanteuse Amel, leur agenda est bien booké.

En ce début 2026, c'est forts du prix Moises.ai que les Bigoodies envisagent l'avenir. Enfin un statut professionnel intermittents, des concerts qui les amènent vers sur les routes de France et plus proche de nous un attachement au valenciennois comme ça sera le cas le 7 février à la salle des fêtes Martel de Fresnes sur Escaut où ils joueront le répertoire rouchi des BCBG.

X.V.


Maxime et Léo, Léo et Maxime, aucun ne passe en premier chez les jumeaux Echevin qui s'accordent à jouer de la musique ensemble. Ainsi c'est avec le nom des Bigoodies qu'ils font corps, à deux à la guitare et même en trio avec leur ami batteur Liiou Gramain-Dupin. Chez eux c'est l'arrangement qui prime, issus d'une famille...

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