Quand deux inconnus se rencontrent, ils n'auraient rien en commun, sauf peut-être les traces indélébiles de l'adolescence. C'est par cet angle que la compagnie La Hurlante a présenté l'étape de travail de sa création intitulée « Entre les gouttes ». Une sortie de fabrique avec le soutien du Boulon qui s'est déroulée le 10 février, où...
Sortie de fabrique de « Entre les gouttes » au Boulon, l'âge ingrat de la création
Quand deux inconnus se rencontrent, ils n'auraient rien en commun, sauf peut-être les traces indélébiles de l'adolescence. C'est par cet angle que la compagnie La Hurlante a présenté l'étape de travail de sa création intitulée « Entre les gouttes ». Une sortie de fabrique avec le soutien du Boulon qui s'est déroulée le 10 février, où Valexplorer était présent en compagnie des élèves du lycée de l'Escaut de Valenciennes. Vision d'un âge dit difficile, entre sexualité naissante et regard des autres, le tout accompagné de musiques et de témoignages récoltés auprès d'adolescents et ceux qui l'ont été.

« Vieillir et rester en rade, et si on avait toujours 14 ans ? ». Cette réplique de Émilie interprétée par Caroline Cano a résonné et fait écho dans les murs du Boulon et dans les esprits. Le personnage, quarantenaire et pourtant au cordon toujours attaché comme au bout du fil du téléphone avec sa mère, va rencontrer Victor joué par Antoine Amblard, qui porte littéralement sur lui les blessures et les combats de son existence.
Une rue et une façade d'immeuble se dessinent dans nos esprits, nous sommes au CNAREP pour une sortie de fabrique, étape de présentation avant que le spectacle aille à votre rencontre dans l'espace public. Personne ne passe « entre les gouttes » de l'adolescence, pris aux pièges entre deux âges, pas tout à fait enfant et loin d'être adultes, hormones et questions existentielles furent et seront l'affaire de tous.

C'est sur cette base que la compagnie La Hurlante a récolté des témoignages, aussi bien à Paris et Montpellier pour les adultes, que pour les plus jeunes à Lodève dans l'Hérault et plus proche de nous géographiquement dans les lycées de Vieux-Condé et à Valenciennes.
D'ailleurs, lors des diffusions de témoignages, les élèves du lycée de l'Escaut présents le 10 février au Boulon s'échangeaient regards complices en acquiescent, plus que jamais il y avait des bouts d'eux dans la création. « Fou du bus », l'expression apparaît au détour d'un dialogue, l'humour vient dérider ces jeunes gens auxquels s'adressent les adultes, le code est compris.
« Come as you are », viens comme tu es, « as an old memory », comme un vieux souvenir. Les paroles de la chanson de Nirvana trouvaient ici tout leur sens. Qu'on ait eu 14 ans dans les années 90 ou en 2025, rien ou presque ne fait la différence. Quelques rituels tribaux comme le slow ou le pogo marquent un ancrage temporel, mais les sentiments restent les mêmes.
« J'ai très peur de ce que je ressens », le personnage d'Antoine s'interroge sur la sexualité naissante, et qui ne l'a pas fait ? Rien d'intemporel dans le thème, son côté universel en est même sa force. « Il est beau ce moi que je rencontre parmi les cendres ».

Une actrice, un acteur, des témoignages et là c'est Mathias Guilbaud à la création sonore qui donne le tempo. « Entre les gouttes » est porté par ces voix venues d'ailleurs, comme pour habiller ces personnages qui se mettent à nus. En visitant le site officiel de la Hurlante, on peut y lire cette déclaration de Caroline Sano : « Ce qui me passionne dans le travail d'écriture, d'interprétation et de mise en scène, c'est le processus de création, qui est pour moi le mur porteur d'un spectacle ». La sortie de Fabrique du 10 février au Boulon donne corps à cette philosophie.
Entrer dans une étape de travail est un moment aussi intime que celui d'écouter les témoignages de l'adolescence. Il y a cette force et cette fragilité qui tendent à définir un spectacle, à l'instar du cheminement qui forge l'individu.
X.V.
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