Qu'elle soit belle-mère, sorcière ou princesse, Nicole Sias reste « attachiante »

23/10/2026

Il est dit que « L'enfer c'est belle-mère » est une comédie « pleine de mauvaise foi, de situations cocasses et de personnages hauts en couleurs ». Mais ne serait-ce pas aussi une bonne définition pour l'actrice de ce seule-en-scène ? A l'occasion de son passage sur les planches du théâtre de Denain le 25 octobre, Nicole Sias est dans les colonnes de Valexplorer pour un portrait. Troisième pilier du triumvirat qui gère le Bar à Rire de Marly, Nicole serait selon ses termes « l'attachiante » aux côtés de Youssef Arabat et Omar Tranks. Celle qui se définit comme « grivoise sans être vulgaire » se dévoile un peu plus pour nos lectrices et nos lecteurs.

Des planches du Bar à Rire, à celles de Lille ou du reste de l'hexagone, pour revenir plus près de nous au théâtre de Denain, Nicole Sias importe et exporte son naturel pour le comique. Celle qui exerce les professions de aide-soignante et animatrice en EHPAD connaît tous les bienfaits de la bonne humeur, avec son sang d'origine italien et son éducation ch'ti elle rayonne d'un soleil intérieur et communicatif. 

Ce profil a su trouver matière à s'exprimer en tant que comique aux côtés de la troupe des zinc, « j'ai connu la scène avec le hip-hop et la danse», Nicole plante le décor, « et c'est en côtoyant Youssef que j'ai découvert l'impro, et j'y ai vite pris goût ». En se produisant de plus en plus, notamment sur Lille, Nicole a compris que « c'est en jouant que tu apprends ». Devenue comme accro à cette pratique artistique, elle a voulu passer un cap, « je suis allée voir Youssef en lui disant: je veux faire de la comédie ».

Ce n'est pas qu'un cap entre l'impro et une forme plus théâtrale classique que Nicole a passé à ce moment, il y a aussi eu l'exercice de l'écriture de pièce. « C'était l'époque où un politique a dit qu'on devait absolument avoir un prénom français », une déclaration et son potentiel absurde qui a inspiré Nicole et Youssef pour l'écriture de « Un français parfait... ou presque ». 

La création a trouvé son public pour partir en tournée, elle est même encore jouée régulièrement notamment au Bar à Rire de Marly, et elle a scellé la destinée de ses créateurs, « au début je ne me sentais pas capable d'écrire cette pièce, mais avec Youssef à mes côtés et son caractère cadré j'ai pu mettre à profit ma personnalité un peu plus barjo ». Deux tempéraments complémentaires, et avec Omar Tranks le duo s'est transformé en trio quand la compagnie des zinc s'est retroussée les manches et a lancé son pied à terre du Bar à Rire.



« De la plume, des idées, des artistes qui se rencontrent », voilà comment Nicole définit l'environnement qui la porte désormais. Une dynamique qui l'emmène à jouer la pièce « l'enfer c'est belle-mère » qu'elle a entièrement pensé, et qui est librement inspirée par une autre belle-mère, « à vendre » celle-ci selon le personnage créé par Ludovic Givron, Philippe Areski. A propos de ce rôle: « quand la boite de prod l'Ouragan du Rire a demandé qui pouvait le reprendre, c'est mon nom qui est ressorti ». Nicole a su trouver l'angle pour endosser ce personnage, de là elle a su devenir « acariâtre mais drôle », car comme elle se décrit « je suis très taquine déjà dans ma famille avec mes deux frères, et au théâtre je suis comme à la maison ».  

Ce rôle de belle-mère, Nicole le conçoit comme tous les autres qu'elle interprète, qu'elle soit le temps d'une heure Blanche-Neige ou une sorcière, « je fais comme je le sens sur scène, en étant grivoise, mais pas vulgaire ». C'est pour cela qu'elle arrive à toucher différents publics, des adultes jusqu'aux enfants, « surtout que les princesses c'est moi, les sorcières c'est moi aussi », Nicole aime ce côté pluriel du personnage féminin, comme pour briser les barrières de la femme, sur scène et dans la vie de tous les jours.

Retrouvez Nicole Sias régulièrement au Bar à Rire et le dimanche 25 octobre pour une représentation exceptionnelle de « L'enfer c'est belle-mère » au théâtre de Denain.

X.V.


L'Enfer c'est belle-mère


Dans le cadre de l'Année du Japon, l'Université Polytechnique des Hauts de France propose une soirée musicale le 5 novembre dédiée aux sonorités nippones revisitées, avec le quartet berlinois Mitsune et un DJ set de Cari Mix, en partenariat avec le Bureau des Arts de l'INSA Hauts-de-France. Un événement gratuit à la salle l'Intermède du Mont Houy.


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