Faisons le tour de ce petit univers, en
commençant par Camille. « C'est moi sans être moi »,
confie la chanteuse, une sorte de part cachée, on a des
points communs mais aussi des différences ». C'est en parlant
de ce personnage que l'auteure-interprète laisse la place à
l'artiste : « je suis madame tout le monde. Et Camille
c'est un peu tout le monde, et je pense que tout le monde peut
l'apprécier ». Ayant testé sa formule lors de résidences et
face à un public de jeunes adolescents, A2line est rassurée sur le
côté universel de son personnage : « sur scène devant
un public de 13/15 ans je me suis dit ça va être dur. Un échange
s'est installé, une conversation d'humain à humain ». Car
c'est ainsi que le spectacle est pensé, comme un dialogue de chaque
côté de la scène, une justification supplémentaire à la démarche
de A2line, qui dit : « je chante parce que je veux
parler ».
Camille est donc au centre de l'univers
de « On r'commence à zéro », le public un autre élément
important, pour le reste il y a cette voix off, une conscience
dématérialisée interprétée par Claire Dumelz. Et autant le
spectacle a été travaillé en détail, que l'intervention de ce
« Jiminy Criket » ne se fera pas sans surprise. « Il
y a une petite part d'improvisation dans nos échanges, un côté cru
par moment, car Claire sait donner un volume à cette voix, ta
conscience c'est pas ta copine me dit-elle ».