Milisax : hashtag Valenciennes

01/12/2021

Quand Milisax joue à Naples ou aux Maldives, c'est en véritable ambassadrice de notre territoire qu'elle s'exporte. La DJ-Saxophoniste emporte avec elle tout son côté ch'ti, de l'envie de partage jusque la valeur travail. Loin des clichés du monde de la nuit, Émilie à la ville ne se laisse pas griser, et garde comme ligne directrice les défis qu'elle s'impose, pour aller encore plus loin dans ses objectifs. Portrait d'une artiste au caractère trempé, qui fait tout pour éviter les couacs.

Loin du cliché du musicien passionné qui ferait ça juste par plaisir, Milisax est une bosseuse acharnée. D'ailleurs il n'y aurait pas Emilie Leclerq à la ville et son alter-ego aux platines. Elle vit comme elle joue, avec toute la rigueur d'une partition, l'improvisation ne serait que le reflet d'un savoir-faire acquis par la force du travail. D'entrée elle tombe les jugements qu'on pourrait lui porter : « si je suis à Naples c'est pour y jouer, et pas pour des vacances. Je fais ma prestation et directement je rentre à Valenciennes ». Dit-elle exténuée des mauvaises langues qui disent qu'elle passe son temps à l'étranger. D'ailleurs elle le précise sur ses réseaux sociaux : « Ne vous fiez pas aux apparences. Parfois on pense que je suis à un endroit mais en fait je suis déjà rentrée ». C'est que ses photos de spots et paillettes peuvent laisser penser le contraire, c'est juste qu'elle donne du cachet à son image, à la hauteur des prestations qu'elle propose.

Émilie relève les défis qu'elle s'impose. Son premier instrument était le violon, et c'est en voyant sa sœur arriver à souffler dans un saxophone qu'elle s'est dit qu'elle pouvait y parvenir aussi. Même méthode pour ses prestations scéniques, c'est en rentrant dans un bar qu'elle a vu un saxophoniste jouer, elle lança alors à l'amie qui l'accompagnait : « si il le fait, pourquoi pas moi ». Quand on lui pose la question de savoir si sa rigueur vient de son expérience de soliste dans la garde républicaine elle répond que cette valeur lui vient de sa famille. « Je viens d'un milieu modeste, si je ne faisais pas cette activité je ne serai pas amenée à voyager, je suis chanceuse ». Et quand elle parle de chance, c'est elle qui la provoque : « je joue à un endroit, on se souvient de moi pour ma prestation, et c'est ainsi que des clients me rappellent ».

La musique est son métier, et elle le fait avec cette connaissance du rapport à l'autre : « dernièrement j'étais à Hautmont, le sourire des enfants qui m'écoutaient ont autant de valeur que ceux des femmes en belles toilettes ». Elle jongle entre ses platines et son saxophone, lui permettant d'évoluer dans l'espace lors de ses prestations : « il faut aller au contact. La scène c'est bien mais pas trop mon élément. Je ne suis pas Madonna ». Milisax c'est de l'événementiel à taille humaine, voilà bientôt 8 ans qu'elle a arrêté les boites de nuits : « le monde de la nuit n'est pas du tout mon élément. Jouer à 3h du matin c'est pas une vie, et ça n'a jamais été mon objectif ». Surtout que ses journées sont déjà bien remplies : « mon premier métier c'est fonctionnaire avec mon poste de directrice du conservatoire de Louvroil depuis 2016 ». Mais elle l'admet, le format orchestre ne permet pas d'aller à la rencontre directe du public, Milisax serait donc sa soupape pour le faire.

Travailleuse et conviviale, une vraie ch'ti qui s'assume. Alors imaginez sa réaction lors du premier confinement : « ce n'était pas vivable pour moi de rester enfermée ». Elle s'est donc mise aux platines et au saxophone pour ses sessions live en ligne. Un format qui a eu un franc succès avec plus de 45 000 visionnages pour l'une de ces vidéos. Émilie dit « avoir plusieurs idées à la seconde », et quand on lui demande quelles seraient ces envies elle se confie à Valexplorer : « l'enregistrement d'un ou plusieurs morceaux, il faut que j'aille en studio pour ça. Ou même des podcasts, pour répondre à une demande de gens qui veulent m'écouter chez eux ». Mais comme elle le dit, si on fait les choses autant les faire correctement, ainsi elle prend le temps de poser ses envies, pour un meilleur résultat. Pour l'instant, Milisax c'est tout un univers dans l'événementiel, mais elle ne se projette pas pour autant : « ça se trouve dans cinq ans ça sera fini. A cause d'autres projets de vie ». La vraie constante serait qu'elle sait d'où elle vient, comme en témoigne ces hashtags #valenciennes, qu'elle partage sur ces posts quel que soit l'endroit où elle se produit.

X.V.


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