Nathalie Wargnies ne court pas après
l'inspiration, elle sait la laisser venir à elle et saisi
l'opportunité de l'exploiter. En l'occurrence c'est lors d'un
atelier sur le thème de la nature que lui sont apparus de façon
quasi spontanée de petits personnages en papier mâché. De cette
rencontre la fondatrice et femme de lettres belge a su en tirer un
contexte, des thèmes, et de premiers écrits, la forêt de
Houppelande était née. « Houppeland, un nom qui renvoie à un
pays, et un manteau qui tient chaud », Nathalie ne s'explique
pas vraiment d'où lui est venu le titre.
Pour le reste, tout a été
travaillé, retravaillé même, en fonction du réseau de compétences
de la compagnie du Bougeoir. Les musiques de Martial Host et Camille
Soenen dans un premier temps, « on s'était dit qu'on aurait un
nouveau projet ensemble ». Sont venus ensuite les personnages
revus et modelés par George Warnant, « un univers avec une
âme, un regard, et un cœur qui bat ». Enfin les costumes de
Coraline Cincarevic et Thierry Rungette aux décors, « et à
chaque étape j'ai repris mon texte pour le faire évoluer ».