Le Baragraphe écrit un nouveau chapitre de son histoire

16/12/2021

Amis de la culture, vous serez nombreux à frissonner à l'idée qu'on puisse détruire un livre. Et pourtant c'est ce qui arrive à des millions d'entre eux chaque année. Sortis de la catégorie nouveauté, on les pilonne pour laisser place aux nouveautés qui suivent. Un autre destin peut être envisageable pour ces ouvrages, c'est sur ce constat que le Baragraphe s'est créé. La librairie qui s'est installée chez OSCAAR vous propose du neuf, dans une large gamme, avec un esprit novateur dans cette période de crise de l'industrie du papier.

140 millions de livres sont pilonnés en France chaque année, en comparaison c'est l'équivalent en arbres de la forêt de Mormal. Un chiffre effarant sur lequel Marc Duvivier avait créé son activité de récupération et revente de livres sur les marchés. Une démarche naturelle pour lui, étant également impliqué dans les solutions éco-responsables. Entouré d'un collectif, Marc a lancé une dynamique avec des opérations comme une vente éphémère, nous étions au Quesnoy en 2019. La mécanique était lancée, et à l'occasion d'une fête de la transition son petit groupe de bénévoles s'est étoffé, c'est dans ce contexte que l'idée de tenir un local permanent à germé.

C'est Élisabeth, membre de l'association en charge du Baragraphe, qui dépeint le mieux l'engouement collectif : « entre membres on ne se connaissait pas, et ensemble on a allié nos énergies ». Ce fameux paradoxe de la lecture qui est un loisir personnel et qui pourtant fédère. Ainsi c'est sur Valenciennes que l'aventure continua, dans un local rue Capron, autour de la vente de livres et également des animations. A ce moment le Baragraphe est réellement né et a trouvé son nom. C'est également à cette occasion que la campagne de sensibilisation sur le destin de livres neufs destinés à être détruit a su toucher son public. Nous étions en 2019, la première vague de COVID est ensuite passée par là, et comme pour beaucoup une parenthèse s'est imposée.

En dépit de cette épreuve, la volonté de poursuivre sur leur lancée était le moteur des membres du Baragraphe. Elisabeth nous parle de cet « axe qui permet à tout le monde d'accéder au livre », Margaret insiste sur ces « prix abordables pour tous », et Yves rappelle cette incohérence sur « les livres de plus de 18 mois qui sont détruits ». Quant à Marc, il résume leur arrivée chez OSCAAR à Marly par « un alignement de planètes ». Suite à une rencontre avec les membres de la FLAC, les valeurs communes ont trouvé écho, d'autant plus que la communauté d'agglomération Valenciennes Métropole a su être sensible à la démarche du Baragraphe et a répondu avec une subvention à la hauteur de 10 000€.

Désormais le Baragraphe évolue donc chez OSCAAR et s'inscrit dans leurs opérations tel le marché de Noël. Mais ce n'est un secret pour personne, la structure cherche à voler de ses propres ailes dans le futur. Surtout que la librairie a su toucher son public, ou plutôt ses publics tant l'offre allant du livre scolaire au roman en passant par la BD fait qu'il n'y a pas un client type. Sur la démarche, le Baragraphe ne peut que se développer, les livres invendus se comptent par millions et sont même accessibles via des catalogues en ligne pour les professionnels. Un point remarquable serait le côté visionnaire de leur démarche éco-responsable, dans cette période où la crise du papier à livre est une réalité économique. Fort de sa douzaine de membres et sa cinquantaine de bénévoles, vous trouverez sa porte ouverte dans les locaux de la FLAC aux horaires indiqués sur leur page Facebook.

X.V.



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