A la question de savoir ce que
Catherine pense de l'expression qui dit que derrière chaque grand
homme se trouve une grande femme, l'intéressée s'y retrouve, « et
ce n'est pas péjoratif à mon sens ». « Osmose et
symbiose », ces termes c'est le couple d'une seule voix qui
nous les apporte, et quand l'un pose un propos, l'autre le complète.
Alors si ils font ça dans la vie de tous les jours, c'est d'autant
plus naturel que leurs pratiques respectives soient en écho. C'est que
Patrick l'aime cette « hystérie passive », celle qui
consiste à Catherine de se « mettre à nue » selon ses
termes, comme un pied de nez à une réserve dans sa vie de tous les
jours.
Car si Gainsbourg aurait son Gainsbar, Catherine a ce côté
« gorgone », on comprend mieux alors quand elle déclare
qu'elle « assume dans ses poèmes ce qu'elle ne fait pas dans
le privé ». Si vous parcourez ses écrits, des thèmes sont
récurrents car forcément en parallèle avec les peintures de
Patrick, parmi ceux-ci la sensualité. Quand le peintre met à
l'honneur les corps, leurs formes et nous amène à regarder à sa
façon le désir, Catherine trouve là un vivier qui lui permet de se
libérer, « c'est à ça que me sert la poésie, à glisser des
sentiments ».