La galerie de Jean-Christophe Delaunoy : une porte ouverte d'atelier d'artiste toute l'année

02/10/2026

Le principe des Portes Ouvertes des Ateliers d'Artistes permet de rentrer dans l'intimité des plasticiens tout comme dans leur démarche. L'exercice de l'accueil dans son univers varie d'une personne à l'autre, certains aménagent un espace, d'autres trichent un peu en allant exposer dans un lieu qui les invite, et pour d'autres le principe est évident, car c'est tout du long de l'année qu'ils ouvrent leurs portes. C'est dans cette dernière catégorie que l'on retrouve Jean Christophe Delaunoy et la galerie qui porte son nom au 326 avenue Dampierre à Valenciennes. Un lieu d'exposition et de production, où cohabitent toiles et céramiques, autant de formats que de couleurs, une richesse qui s'exprime dans toutes les histoires et saynètes racontées par l'artiste dans ses œuvres.

Avant d'arriver à la galerie Delaunoy cherchons quelques repères, le monument de la pyramide Dampierre fait office de marqueur, dressé comme un i il donne sans le savoir le ton d'une partie des œuvres que nous allons retrouver dans l'espace dédié à la production de Jean Christophe Delaunoy. En effet, dès notre entrée dans le 326 avenue Dampierre à Valenciennes, diverses formes donnent le ton du lieu, parmi celles-ci plusieurs toiles allongées dans un effet vertical, renforcé par leurs compositions. « Il y a l'arbre qui va vers le haut, ou le cour d'eau qui descend vers le bas », l'artiste commente ce sens qui emmène l'œil de la base vers le ciel, et comme un jeu de marelle une fois arrivé au sommet on redescend chercher ce que l'on a laissé en route.

Un couple profite de cet espace bucolique, une femme fait de la balançoire sur un chevalet, il y a de la vie dans chaque recoin. Ainsi à l'évocation de partie de chasses peintes par les flamands, Jean-Christophe cite des artistes qu'il apprécie : « Bruegel, Rubens ou Bosch, oui je les ai regardé, mais j'ai plus d'affinité avec les expressionnistes comme Franz Marc ou Max Beckmann ». On reconnaît là l'artiste qui s'est formé aussi bien sur la pratique que sur l'histoire aux beaux-arts de Valenciennes et aux ateliers Auguste Renoir à Paris. « Onirique », Jean-Christophe lâche l'adjectif qui selon lui colle à ses productions, ainsi quand il dit « une toile c'est son propre langage », sa grammaire emprunterait à la poésie ou à l'humour, en somme à une légèreté.  



Jean-Christophe imagine des natures aux couleurs primaires et des intérieurs aux teintes chaudes. Entre la limite du ciel et celle d'un toit, il y a des récurrences, les mêmes qui dépassent le format de ses toiles. Parmi les fondamentaux il y a le mouvement, ce n'est pas de la BD car nous ne sommes pas dans des séquences qui se succèdent, et pourtant l'effet narratif est là. Si une femme assise attend son chien, ce dernier viendra sauter sur ses genoux, ou alors on accompagne le geste du boulanger prêt à enfourner dans son four. C'est l'instant, celui d'avant ou d'après, comme ce cliché qui témoigne d'un moment. 

Même effet sur ses céramiques, d'ailleurs elles peuvent reproduire une scène déjà existante sur une toile, ici l'effet repose aussi sur la transposition en relief, « je prélève et je reproduis ». Le relief ressort aussi là où on  l'attend le moins, en l'occurrence sur les toiles ou de deux dimensions d'autres s'élèvent sous l'effet de la matière peinture qui s'accumule.

« Un lieu dédié à la création et à la rencontre », nous dit le carton d'invitation des POAA. Mais que la vie du 326 avenue Dampierre ne se limite pas à la date de l'opération annuelle, « je pense à y organiser des ateliers ». Ainsi passé ce premier week-end d'octobre c'est toute l'année que la galerie Delaunoy vous attend, de l'espace d'exposition à ses toiles et céramiques et son entrée qui débouche sur le petit atelier. Dernièrement Jean-Christophe travaille de petits portraits carrés, autre format mais même savoir-faire emprunt d'art naïf et d'expressionnisme.

X.V.


Quatre ans se sont écoulés depuis les premières représentations du spectacle de Mahé près de chez nous, et ce 23 octobre l'humoriste revient sur ses terres valenciennoises à l'occasion du festival de l'humour du théâtre de Denain. Depuis ces quatre années, Mahé s'est installé dans le paysage des artistes du moment, impossible d'échapper à ce...

Du Blues au Swing, du moderne à l'impro, le jazz a cette capacité de décliner son genre en plusieurs styles. Une musique qui ne rentre pas dans les cases, et dont les notes se propagent comme des ondes. Et si on tenait là le concept d'une nuit dédiée, sur plusieurs lieux d'une même ville, en jouant sur la...

Share