Fabien Ménart est un pur produit
valenciennois, son parcours est un reflet du terroir artistique. On
vous parlait plus tôt de la DREAM, mais il s'est également formé
auprès de Philippe Asselin : « un point commun que j'ai
avec Esteban Fernandez, je suis un bébé Pasolini ». Il évoque
également ses premiers amours musicaux avec Art Zoyd, et se souvient
de l'arrivée de Lobsang Chonzor. De plus, sa carrière l'a amené à
travailler pour des piliers de la musique locale, les Lézard Martien
pour ne citer qu'eux.
Technicien, ingénieur, les termes
varient pour désigner le métier, Fabien se décrit comme un artisan
du son. Il dit vouloir chercher l'essentiel, pour lui il y a comme
une couche de vernis qui entoure les musiciens, une couche qu'il aime
gratter pour retrouver une base. C'est ainsi qu'il voit la touche de
l'Irresponsable Studio, « un studio que je gère, avec beaucoup
de rapports humains. Le côté irresponsable c'est l'approche de
trouver de la force dans des projets qui seraient incompris
ailleurs ». Il fait le lien avec ses premières années :
« c'est mon côté punk qui ressort ». Il associe sa
compagne Camille à l'ambiance qu'il veut donner à son lieu de
travail et de vie : « elle m'aide à faire transpirer
l'âme du lieu ». Un morceau résumerait la touche
Irresponsable, c'est No god in this place de Captain Boogy, un titre
façon bœuf avec entre autres Aymerick Richard de Secret Garden &
the Dusty Man et Zak Perry, capté dans sa cuisine : « c'est
l'esprit de lien. J'ai couru chercher mes micros, c'était honnête
et pris sur le vif ».