Mais avant cela, un enjeu de taille se
dressait devant François et son équipe : « le risque
d'ouvrir une coquille vide ». Sans savoir quelle serait la
couleur de chez OSCAAR, la FLAC avait déjà identifié ce qu'elle ne
voulait pas, « une salle culturelle ça fait peur, ça existe
déjà sous de nombreuses formes sur le valenciennois, et ça
restreint d'entrée le champ du possible ».
Car si on veut
allier culture, social, ou accompagnement sous diverses formes, c'est
quasiment un format qu'il faut inventer. C'est pourquoi François
insiste sur le fait qu'un tiers-lieu est tout sauf quelque chose de
figé dans sa forme : « c'est l'évolution d'un travail et
d'une vision, quelque chose qu'on ne force pas, qui vient en
apprenant sur le tas ».
Pour illustrer ce propos, celui qui est
désormais à la direction aux côtés de Cécile Gervaix nous parle
de débuts sur les chapeaux de roues en dépit du contexte
particulier de 2020 et la crise sanitaire, auxquelles ont succédé
ensuite des périodes de hauts mais aussi de bas sur la
fréquentation. Avec toujours en tête la nécessité de mettre la
concertation au centre du processus, la FLAC a ainsi organisé des
sessions Effervescence Collective, le socle de la gouvernance
partagée.