« Ce n'est pas un biopic »,
insiste Jean-Marc Chotteau. L'idée est de se réapproprier les
chansons en les disant, et ainsi permettre au public de les
redécouvrir. De la main tendue à Jef, au rythme haletant de la
Valse à mille temps, le jeu des acteurs révèle ce qui existait
déjà, c'est à dire une théâtralité puissante des textes. En un
peu plus d'une heure, Carole Le Sone et Éric Leblanc seront beaux,
beaux et cons à la fois, « l'un parle à l'autre, et se
confient même au public. On est dans une forme qui pourrait
s'apparenter au stand-up », explique le metteur en scène. Il
utilise un terme du vocabulaire des gens de la scène pour décrire
cette création de « légère, car il n'y a pas une grosse
scénographie », c'est le jeu et les mots portés qui sont au
centre de Brel est une langue vivante. « On retrouve dans les
chansons des évolutions dramatiques, dans son sens originel de Drama
qui définit le temps qui passe », ainsi vous aussi vous
attendrez Madeleine en regardant partir le dernier tramway.