Quand on rappelle à Romain la liste
prestigieuse des artistes conviés au rôle de parrain, il en ressort
« une grande humilité, j'en ai le cœur qui bat ». Car
en dépit du succès et de la réputation solide de sa formation,
l'élève de l'école de musique est toujours là dans le fond,
« quand je vois le regard qu'ils posent sur moi, c'est un peu
nouveau ce sentiment, on me voit comme un personnage local, et je ne
me considère pas ainsi », d'élèves à élève en somme.
D'ailleurs, si le Romain de 2026 avait un conseil à donner à celui
de 2016, quel serait-il ? « Je lui dirais de travailler,
on est des bosseurs, assidus toutes les semaines. Et aussi d'être
humble car pour faire du rock festif il faut se mettre de manière
transverse avec le public en étant à leur hauteur et d'aller
chercher plaisir et convivialité ». Une philosophie qui a
été inspirée par d'autres ambassadeurs de musiques festives, il
cite Tante Adèle et la Famille, les Bons Garchons, « et les
Ramoneurs de Menhir, quand Loran Béru descend de scène au
Zickenstock pour boire un verre avec le public, je trouve cette
attitude très inspirante ».