Jeudi 18 juin se tenait au centre socioculturel Agathe d'Escautpont une cérémonie à l'occasion de la projection du court-métrage Itinéraire Bis. Ce film écrit et réalisé par les adolescents qui fréquentent la structure en collaboration avec le collectif Losange Noir traite du sujet du harcèlement, un thème et son développement qui ont trouvé...
A Escautpont les ados ont filmé un Itinéraire Bis, cette voie pour se révéler
Jeudi 18 juin se tenait au centre socioculturel Agathe d'Escautpont une cérémonie à l'occasion de la projection du court-métrage Itinéraire Bis. Ce film écrit et réalisé par les adolescents qui fréquentent la structure en collaboration avec le collectif Losange Noir traite du sujet du harcèlement, un thème et son développement qui ont trouvé écho dans une production qualitative. En effet, ce qui a intéressé votre média dans ce sujet est cette mise en pratique de l'intitulé « socioculturel » de la structure à travers une réalisation remarquable en tous points. Ainsi la cérémonie à laquelle a assisté une cinquantaine de personnes était décontractée dans son propos, mais riche de sens dans son fond tant les prix qui y ont été remis étaient légitimes.

Est-ce qu'un court-métrage a tout d'un grand film ? Est-ce que les actions d'un centre d'une commune moyenne a une véritable valeur culturelle ? Est-ce que les talents de demain peuvent se révéler quand on sait les motiver ? A ces trois questions la réponse est un grand Oui suite au visionnage de Itinéraire Bis, au titre riche de sens tel cet autre chemin qui peut s'offrir à la jeunesse. Mais fallait-il douter de ce résultat quand on connaît la mécanique qui a été lancée depuis la rencontre des équipes du centre Agathe d'Escautpont et les vidéastes de Losange Noir ?
« Des militants de l'éducation populaire », c'est ainsi que le directeur Olivier Dos Santos décrit son équipe, des propos à mettre en parallèle par la même personne dans le making-of du film où il souligne « l'émancipation des jeunes par leurs idées ». Deux axes qui trouvent leur expression dans ce projet Erasmus+ qui vise « à développer des pratiques numériques favorisant la participation citoyenne des 15-25 ans » comme il est dit sur le site officiel du dispositif.
Il a fallut une semaine de présence à Escautpont en avril dernier à l'équipe de Losange Noir pour se familiariser avec le groupe de jeunes, et ensuite écrire ensemble le projet et définir les rôles de chacun. « Après une première journée de théorie, le groupe est vite rentré dans le projet », souligne Kaitline Wucher de Losange Noir, « on est passé du brainstorming sur le sujet des violences familiales pour arriver au harcèlement, et de là le thème de la danse s'est dégagé ». Kaitline décrit des profils qui ont su trouver leur place et leur rôle, « des personnalités sont sorties lors du projet, à l'acting notamment ».
Même si la vidéaste nous a prévenu de cet aspect avant le visionnage, sa déclaration ne nous avait pas préparé à la réalité. En effet, des deux Zoé qui tiennent les rôles principaux, jusqu'aux seconds rôles, le court-métrage a mis en lumière des talents qui ont compris que jouer n'était pas qu'une affaire de textes à réciter, des silences aux expressions les rôles de comédiennes et comédiens ont été compris et exécutés avec brio.
La « créativité des jeunes » soulignée par Stéphane Dubois dans le making-of a été accompagnée par le savoir-faire de Losange Noir. En effet, Itinéraire Bis ne prend pas le chemin de la facilité, le récit est construit d'ellipses en plans rapprochés, des séquences où le propos est amené par le texte mais aussi par la mise en scène, et même une animation pour raconter un trajet en voiture.
Ainsi la diffusion du film et sa cérémonie du 18 juin étaient accompagnées d'une remise de prix, et si l'ambiance était bon-enfant, les récompenses amenées aux différents apprentis techniciens, scénaristes et dialoguistes ou interprètes, étaient méritées et justifiées. D'ailleurs Nicolas Delfort fondateur du collectif de vidéaste a souligné un effort apporté à l'invitation et l'accueil lors de cette restitution. Après la diffusion il a même fait remarquer un point important à ses yeux : « c'est très rare d'avoir une équipe pratiquement féminine, les femmes sont généralement sous-représentées, ce qui rend ce projet encore plus audacieux ».

Du thème de l'harcèlement et de l'exclusion jusqu'à son aspect inclusif qui s'est révélé naturellement, cette jeunesse a su fédérer pour parler de potentiel a révéler, le tout accompagné de pas de danse comme pour renforcer ce besoin d'expression. Itinéraire Bis est plus qu'un film, c'est toute une symbolique d'une des nombreuses étapes du festival qui se construit autour du centre Agathe jusqu'en juin 2027.
X.V.
Photos d'illustration: © Losange Noir
Explorer les collections de photographies pour en sortir « quelque chose de bleu » au CRP
Entre le Centre Régional de la Photographie de Douchy les mines et le centre d'art L'Imagerie de Lannion on y trouve évidemment des liens, des correspondances, des points communs, toute une palette de teintes et leurs dégradés, il y aurait « quelque chose de bleu ». L'exposition présentée au CRP jusqu'au 11 octobre se présente tel un trait...
Renversante la saison 2026/27 à l'espace Barbara ? En tout cas, l'interprète de l'aigle noir qui donne son nom à la structure de Petite-Forêt en est toute retournée sur les visuels officiels. Et il y a de quoi, le calendrier qui sera présenté au public le 19 juin fait état d'un programme qui se conclura dans un an avec un concert de ...



